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Les clubs égyptiens nous battent-ils avec nos propres joueurs ?

20 août 2024 - 05:53

Alors que les clubs marocains commencent, depuis quelques années, à concurrencer la domination égyptienne sur le football africain, nos joueurs sont de plus en plus attirés par les offres alléchantes des clubs égyptiens.

Plusieurs stars de la Botola avaient déjà opté, durant la dernière décennie, pour le pays du pharaon : Walid Azaro, Achraf Bencherki, Walid Karti, ou encore Badr Banoun. Durant les dernières saisons c’était autour de Reda Slim des FAR et Yahya Attiat Allah du WAC. Aujourd’hui, la cadence semble s’accélérer et l’on parle de futurs transferts. Deux internationaux et pas des moindres sont, ainsi, annoncés au fameux club « Al Ahly » : Soufiane Boufal qui évolue au Qatar et Achraf Dari à Brest en France.

Le constat est donc clair, nos clubs sont incapables de rivaliser financièrement avec les offres d’Al Ahly (un budget annuel d’environ 100 millions de dollars), du Zamalek ou de Pyramides, surtout vu la situation économique précaire dans laquelle ils vivent actuellement. A titre de comparaison, le WAC fonctionne avec un budget d’environ 16 millions de dollars et le Raja avec quelques 13 millions de dollars.

Il est donc temps de se pencher sérieusement sur le modèle de gestion à adopter au sein de nos clubs avec un système de l’adhésion qui a prouvé son échec.

En effet, il est inconcevable qu’une centaine d’adhérents décident de l’avenir de deux grandes institutions comme le WAC ou le RCA par exemple. Si on veut garder ce modèle, il faut baisser le prix d’adhésion à un niveau accessible pour que des milliers voir des millions de personnes puissent adhérer et renflouer les caisses de nos clubs.

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