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La corruption coute 50 milliard de Dh à l’économie marocaine

08 octobre 2024 - 19:22

Le président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), Mohammed Bachir Rachdi, a appelé mardi à « accélérer le passage effectif » à une nouvelle phase dans la lutte contre la corruption.

Un phénomène qui coute, selon lui, 50 milliard de Dh (entre 3.5% et 6% du PIB) à l’économie nationale.

Lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du rapport annuel de l’Instance au titre de l’année 2023, Rachdi a indiqué que la corruption « tue l’initiative privée, limite les potentiels et consacre les disparités ».

Pour Bachir Rachdi, une nouvelle phase dans la lutte contre la corruption aura des effets concrets sur le quotidien des citoyens ainsi que sur les investisseurs et les acteurs économiques et sociaux.

Dans ce contexte, Rachdi a mis en exergue le rôle de l’Instance dans l’élaboration des orientations stratégiques en matière de prévention et de lutte contre la corruption, ainsi que les mécanismes permettant d’assurer leur mise en œuvre afin d’atteindre le changement escompté, dans le cadre d’une stratégie de nouvelle génération en termes d’approche, de contenu, de globalité, de cohérence et de gouvernance.

En outre, il a jugé important d’amender le décret relatif à la Commission nationale de lutte contre la corruption, en plus d’inclure un programme de lutte contre la corruption dans les budgets sectoriels, de définir les délais de mise en œuvre et les responsables de chaque projet, ainsi que d’établir un cadre institutionnel pour la coopération et la coordination avec le gouvernement et les autres institutions et parties prenantes.

L’efficacité de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption « a été affectée par les limites de son système de gouvernance, notamment au niveau de la supervision et de la coordination », a fait remarquer Rachdi.

D’autre part, le rapport présente le bilan de l’Instance en matière de réception et de traitement des plaintes et dénonciations. Dans ce cadre, le rapport a indiqué que l’Instance a reçu 40 plaintes et 45 dénonciations, ajoutant que suite à leur traitement, il s’est avéré que plus de 85% d’entre elles ne remplissaient pas les conditions juridiques de recevabilité.

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