>

« Mémoire des Marocains expulsés d’Algérie en 1975 », une étude supervisée par le CCME et le CIMEA

17 novembre 2024 - 13:08

Le bureau exécutif du Collectif international de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975 (CIMEA) a tenu vendredi à Rabat une réunion consacrée à plusieurs points dont la gestion organisationnelle et financière de l’anniversaire de la tragédie de l’expulsion des Marocains d’Algérie en 1975.

Dans un communiqué reçu par le journal « Al Youm 24 », le bureau de cette association a souligné la nécessité de poursuivre les efforts visant à préserver la mémoire de cet événement tout en se donnant les moyens d’assurer le succès de cette commémoration qui sera célébrée tout au long de l’année 2025, à travers plusieurs activités.

La réunion a, par ailleurs, débattu, des résultats préliminaires de l’étude intitulée « Mémoire des Marocains expulsés d’Algérie en 1975 », supervisée par le CIMEA en coopération avec le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME). Cette étude est réalisée par un groupe d’étudiants en Master de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Meknès sous l’encadrement du Professeur Mimoun Aziza, enseignant-chercheur en histoire des migrations au sein de la même faculté. Les membres se sont penchés sur les différents aspects de cette recherche académique et ont formulé plusieurs remarques visant à enrichir et valoriser ce travail scientifique inédit, qui retrace les parcours multiples de cette question humanitaire et juridique.

Créé le 27 février 2021, le CIMEA est une organisation non gouvernementale internationale qui défend, auprès des instances nationales et internationales, les intérêts des Marocains expulsés d’Algérie et entend faire pression sur les autorités algériennes pour une reconnaissance officielle des violations graves commises en 1975 à l’égard des Marocains résidant depuis des décennies sur le sol algérien.

Le Collectif plaide également pour la restitution des biens confisqués de manière illégale par l’état algérien et pour une indemnisation financière et morale au profit des victimes et leurs ayants droit pour les préjudices subis en raison de l’expulsion collective abusive et aussi de faciliter le regroupement des familles marocaines avec celles qui sont encore établies en Algérie.

Le Collectif international considère que le gouvernement algérien assume l’entière responsabilité de cette tragédie, et continue des compagnes de désinformation et de dissimulation de la réalité de ce drame. Il néglige délibérément le fait que ces citoyens marocains résidaient légalement en Algérie depuis des décennies et qu’un grand nombre d’entre eux avaient fondé des familles mixtes algéro-marocaines et avaient participés activement à l’indépendance de l’Algérie.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *