>

La Charte d’investissement, un mécanisme essentiel de renforcement de la compétitivité industrielle

20 novembre 2024 - 09:25

La dynamique générée par la nouvelle Charte d’investissement a permis de développer la performance de la Commission nationale des investissements, a souligné, mardi à Rabat, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, notant que le montant global des capitaux d’exploitation des projets industriels approuvés entre mai 2023 et novembre 2024, a été multiplié par 10, enregistrant une valeur de 140 MMDH (selon la nouvelle version de la Charte), en comparaison avec la période allant d’octobre 2021 à avril 2023, où le montant relevé était de 13 MMDH (ancienne version).

Intervenant lors de la séance mensuelle des questions orales sur la politique générale du gouvernement à la Chambre des conseillers axée sur « la politique nationale d’industrialisation », Akhannouch a affirmé que la nouvelle Charte d’investissement est de nature à s’ériger en mécanisme essentiel de renforcement de la compétitivité industrielle, en développant l’arsenal législatif et réglementaire afin d’inciter les investisseurs locaux et étrangers à orienter leurs investissements vers les secteurs prioritaires, dont celui de l’industrie.

Il a précisé que le gouvernement veille, à travers cette Charte, à créer une égalité spatiale en termes de répartition des investissements, afin de faire bénéficier les différentes provinces de l’effort d’investissement industriel entrepris par le gouvernement, insistant sur l’importance cruciale que cela revêt pour l’économie marocaine, qui accorde un intérêt particulier à l’encouragement de l’innovation et de la technologie avancée dans les industries de transformation.

Le Chef du gouvernement a souligné qu’en vue de réunir les conditions nécessaires à la réussite de l’écosystème d’investissement au Maroc, y compris l’investissement industriel, le gouvernement a procédé à la simplification de 22 décisions administratives liées à l’investissement, notamment à travers leur numérisation via la plateforme électronique « CRI-Invest » et en réduisant de 45% le nombre de documents requis, relatifs principalement à l’éligibilité des projets, à la mobilisation du foncier, aux autorisations de construction que les permis d’exploitation.

Et d’affirmer que le gouvernement s’est engagé, dans cette perspective réformatrice, à mettre en œuvre une nouvelle vision pour les Centres Régionaux d’Investissement (CRI), basée notamment sur le renforcement de leurs rôles, la simplification des procédures d’investissement et l’élaboration des conventions y afférentes tout en assurant le suivi des projets d’investissement.

Afin de garantir une interaction rapide avec les demandes des investisseurs, Akhannouch a souligné qu’il a été décidé de déléguer au niveau régional l’examen des dossiers d’investissement dont la valeur est comprise entre 50 et 250 millions de dirhams, après avoir doté les Commissions Régionales Unifiées de l’Investissement des outils nécessaires pour accélérer l’approbation des dossiers et projets d’investissement dans des délais raisonnables.

Il a poursuivi que le gouvernement, conscient de l’importance d’accompagner les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), y compris celles à vocation industrielle, travaille à finaliser le cadre juridique spécifique en vue de mettre en place un système de soutien à l’investissement destiné à cette composante essentielle du tissu économique national, véritable moteur de création d’emplois.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *