La chambre des représentants a approuvé, samedi, dans une deuxième lecture, définitive, le projet de loi de finances pour l’exercice 2025 par 178 pour, 57 députés contre et aucune abstention.
Le gouvernement a répondu positivement à un certain nombre d’amendements notamment celui relatif à l’exonération totale des pensions et des revenus viagers versés dans le cadre des régimes de retraite de base, à l’exception de ceux versés dans le cadre des régimes de retraite de base.
Parmi les amendements figure également l’impôt sur le revenu retenu à la source pour les gains dans les jeux en ligne d’origine étrangère payés par des sociétés étrangères. Cet impôt sera retenu au taux de 30%, en plus de la création d’une contribution spéciale de solidarité payée par les personnes résidant au Maroc qui paient des gains sur les jeux de hasard à un taux de 2%
Durant les débat, les groupes de la majorité ont considéré que le projet de loi de finances constitue une concrétisation de l’État social, tandis que l’opposition a estimé qu’il obéit à une logique comptable.
Les interventions des groupes de la majorité ont souligné que ce projet reflète l’engagement du gouvernement à poursuivre la généralisation de la protection sociale, avec une enveloppe budgétaire globale d’environ 37 MMDH.
L’Exécutif prévoit, en effet, 33 MMDH pour le secteur de la santé, 12 MMDH supplémentaires pour l’éducation, près de 17 MMDH pour la Caisse de compensation et 20 MMDH pour honorer les engagements pris dans le cadre du dialogue social.
De son côté, l’opposition a critiqué le PLF 2025, le qualifiant de « cadre dicté, comme les précédents, par une logique comptable étroite, axée sur les équilibres macroéconomiques au détriment des équilibres sociaux ». Elle a aussi estimé qu’il repose sur des prévisions et des indicateurs « irréalistes et irréalisables ».