La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali estime que plusieurs facteurs empêchent la relance de la Samir, la raffinerie de pétrole de Mohammedia fermée depuis plusieurs années, et qu’il difficile de « renationaliser » cette entreprise, autrefois propriété de l’Etat et du saoudien Mohamed El Amoudi.
S’exprimant lors d’un débat organisé par la Fondation Fqih Tétouani, mercredi, Leila Benali a également souligné que les habitants de Mohammedia refusent que la raffinerie soit rouverte à cause des répercussions sur le climat de la ville et de ses environs.
D’une part, l’affaire de la liquidation de la Samir n’a pas encore été réglée. Elle est devant les tribunaux depuis sa fermeture en 2016.
Par ailleurs, aucun investisseur n’a exprimé la volonté d’exploiter la raffinerie, et sa renationalisation nécessiterait d’énormes investissement, une option impossible car « les intérêts du Royaume du Maroc passent avant tout », affirme la ministre. Elle estime, à cet égard, que le Maroc n’est pas un producteur de pétrole, et qu’il n’est pas en position compétitive dans ce domaine.
D’autre part, Benali a indiqué que le dossier social de la Samir doit, également, être pris en compte, puisque les salaires continuent d’être versés aux travailleurs, en attendant que le gouvernement trouve des solutions appropriées.
C’est la première fois que le gouvernement s’exprime ouvertement sur ce dossier épineux.