La Cour suprême des États-Unis a annoncé jeudi qu’elle étudiera la légalité des lois interdisant aux athlètes transgenres de concourir dans les compétitions féminines. Le dossier concerne l’Idaho et la Virginie-Occidentale, où ces lois empêchent toute personne née de sexe masculin de participer aux épreuves féminines.
Ces dernières années, plus de vingt États américains ont adopté des mesures similaires. Leurs défenseurs invoquent la protection de l’équité sportive, tandis que les associations LGBTI+ dénoncent une discrimination qui viole les droits fondamentaux.
La Cour, dominée par les conservateurs, a récemment validé une loi du Tennessee interdisant les traitements de transition pour mineurs et soutenu l’exclusion des soldats transgenres de l’armée. En février, Donald Trump a signé un décret interdisant la participation des athlètes trans aux compétitions féminines et autorisant la suspension des subventions fédérales aux établissements scolaires qui ne s’y conforment pas.
Cette semaine, l’Université de Pennsylvanie a décidé de ne plus accepter d’athlètes transgenres dans ses équipes féminines, après la polémique autour de la nageuse Lia Thomas, première femme trans à remporter un titre universitaire national.
Le débat dépasse les frontières américaines. Dans plusieurs pays, des athlètes féminines ont récemment été exclues ou suspendues après des doutes sur leur conformité aux critères hormonaux imposés par les fédérations sportives. Ces affaires, souvent entourées de rumeurs et de silence officiel, révèlent la sensibilité persistante de la question du genre dans le sport d’élite.
La décision finale de la Cour suprême américaine, attendue en 2026, fixera un cadre légal national, mais son impact sera mondial. Elle alimentera le débat sur l’inclusion des personnes transgenres dans le sport, entre égalité des droits et protection de la compétition féminine.