À Rabat, les Lions de l’Atlas ont validé leur billet pour la Coupe du monde 2026 grâce à une victoire magistrale contre le Niger (5-0), devant un public en fête venu inaugurer le complexe Moulay Abdellah fraîchement rénové.
Dès le coup d’envoi, l’équipe de Walid Regragui a imposé un rythme effréné, cherchant rapidement à ouvrir le score. Le Niger, dirigé par Badou Zaki, a tenté de contenir la pression par un bloc défensif compact et quelques contre-attaques timides, mais la différence de niveau s’est vite faite sentir.

Après plusieurs occasions manquées, c’est Ismaïl Saibari qui a débloqué la situation à la 29e minute, marquant le premier but officiel dans l’enceinte rénovée. Quelques instants plus tôt, le Niger avait déjà été réduit à dix après l’expulsion d’Abdou Latif Kourmi (26e). Profitant de cette supériorité numérique, Saibari a signé un doublé à la 38e, plaçant le Maroc en position idéale dès la pause.
La seconde période a confirmé la domination totale des Lions. Ayoub El Kaabi a inscrit le troisième but à la 51e minute, suivi par Hamza Igamane (69e), auteur d’un but éclatant sur sa première touche de balle. En fin de rencontre, Azzedine Ounahi a parachevé le festival offensif avec un cinquième but (85e). Dans les cages, Yassine Bounou a passé une soirée tranquille, presque spectateur d’un triomphe collectif.

Au-delà du score, ce match restera comme une soirée de célébration : le retour du complexe Moulay Abdellah, l’enthousiasme d’un public qui a déployé un tifo appelant à la victoire en Coupe d’Afrique des Nations, et une équipe nationale qui démontre sa puissance offensive et sa profondeur d’effectif.

Avec 18 points au compteur, le Maroc caracole en tête du groupe E, loin devant la Tanzanie (10 points) et la Zambie (6 points). Cette qualification, acquise deux journées avant la fin des éliminatoires, confirme la place du Royaume parmi les forces majeures du football africain et mondial.

En battant le Niger avec autorité, les Lions de l’Atlas n’ont pas seulement décroché leur billet pour la Coupe du monde 2026 : ils ont aussi envoyé un message fort, celui d’une sélection qui ambitionne d’écrire une nouvelle page de son histoire.