La route vers la Coupe du monde 2026 s’accélère. Dix-huit sélections ont déjà validé leur ticket pour le grand rendez-vous, dont un trio arabe inédit : le Maroc, la Tunisie et la Jordanie. À neuf mois du tirage au sort, le décor d’un Mondial élargi à 48 équipes commence à se dessiner.
Le tableau des qualifiés s’élargit de semaine en semaine et offre déjà une photographie riche de contrastes. L’Amérique du Nord sera représentée par le trio hôte — Mexique, Canada et États-Unis — assurés de leur place en tant qu’organisateurs. En Amérique du Sud, l’Argentine championne du monde en titre emmène une armada sud-américaine composée du Brésil, de l’Uruguay, de la Colombie, du Paraguay et de l’Équateur. En Océanie, la Nouvelle-Zélande a confirmé sa régularité en décrochant le billet attendu.
L’Asie, souvent critiquée pour sa densité variable, signe une présence record avec six qualifiés : Japon, Corée du Sud, Australie, Iran, Ouzbékistan et Jordanie. Cette dernière s’offre une première participation historique, preuve que le football de la région évolue rapidement. Reste à savoir si l’Arabie saoudite rejoindra le contingent lors de la dernière journée de qualification.
Pour l’Afrique, le Maroc et la Tunisie ont déjà validé leur billet, prolongeant une histoire de constance et de prestige. Les Lions de l’Atlas, demi-finalistes en 2022, confirment leur statut de poids lourd continental. La Tunisie, discrète mais régulière, prouve encore une fois sa capacité à se hisser dans les grands rendez-vous. D’autres sélections africaines espèrent compléter le tableau dans les jours qui viennent, ajoutant à la diversité de ce Mondial inédit.
Car au-delà des chiffres, l’édition 2026 s’annonce historique. Jamais une Coupe du monde n’avait réuni 48 nations. Une inflation qui promet un tournoi plus long — du 11 juin au 19 juillet —, plus dense, et peut-être plus imprévisible. L’Europe disposera de seize places, l’Afrique de neuf, l’Asie de huit, l’Amérique du Sud de six, l’Amérique du Nord de six (dont trois déjà attribuées aux pays hôtes), l’Océanie d’une seule, avec deux ultimes billets à arracher via les barrages intercontinentaux.
Le retour à un calendrier estival, après l’épisode hivernal du Qatar en 2022, redonne au tournoi son parfum d’origine. Mais la véritable nouveauté réside dans le passage à 48 : un format qui suscite autant d’enthousiasme que de scepticisme. Plus de diversité, plus d’occasions pour des sélections émergentes comme la Jordanie ou l’Ouzbékistan ; mais aussi le risque de diluer le niveau compétitif dans une succession de rencontres déséquilibrées.
Pour les supporters arabes et maghrébins, la symbolique est forte. Voir trois nations arabes déjà qualifiées renforce l’idée d’une région en pleine affirmation footballistique. Le Maroc, en particulier, portera l’ambition d’aller plus loin encore qu’en 2022, tandis que la Tunisie cherchera à briser le plafond du premier tour. La Jordanie, enfin, abordera ce défi comme un apprentissage, un baptême dans l’élite mondiale.
La liste des qualifiés n’est pas encore close, mais elle dessine déjà une Coupe du monde bigarrée où la géopolitique du football se réécrit. Entre valeurs sûres et nouveaux venus, le Mondial 2026 promet d’être à la fois une vitrine sportive et un miroir des mutations globales.