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Ayoub Bouaddi, un dossier reporté : l’émergence de Naël Aynaoui rebat les cartes

11 septembre 2025 - 12:39

L’arrivée de Naël Aynaoui, talentueux milieu de terrain de l’AS Roma, a modifié les priorités de la Fédération royale marocaine de football à l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations (21 décembre 2025 – 18 janvier 2026). Selon plusieurs médias spécialisés, le cas d’Ayoub Bouaddi, jeune espoir du LOSC, n’est plus traité comme une urgence.

Un choix entre deux drapeaux

Âgé de 19 ans, Bouaddi figure parmi les grandes promesses du football européen. Candidat au prix de la meilleure révélation décerné par France Football, il attire l’attention non seulement par sa technique et sa vision du jeu, mais aussi par son profil binationaux. Le joueur hésite encore entre représenter la France ou le Maroc, et semble décidé à prendre sa décision sans pressions extérieures.

La Fédération marocaine, conduite par Fouzi Lekjaa, a longtemps manifesté sa confiance dans le fait que Bouaddi finira par opter pour les Lions de l’Atlas. Mais l’intégration officielle d’Aynaoui dans le groupe, au même poste que Bouaddi, a réduit l’urgence. Avec un effectif riche et une compétition continentale à domicile, l’heure est aux garanties d’expérience plus qu’aux paris sur l’avenir.

Continuité et stratégie

Pour Lekjaa, le principe est clair : le projet de l’équipe nationale repose sur la volonté des joueurs. « Nous accueillons ceux qui veulent vraiment rejoindre l’aventure », rappelait-il récemment. Cette ligne directrice traduit une double exigence : préserver la cohésion immédiate du vestiaire et préparer, à moyen terme, une sélection compétitive pour la Coupe du monde 2030 organisée au Maroc, en Espagne et au Portugal.

Le cas Bouaddi n’est donc pas clos. Simplement reporté. Le milieu lillois dispose du temps nécessaire pour mûrir sa décision. Le staff technique, de son côté, reste concentré sur l’objectif prioritaire : construire une équipe capable de briller devant son public lors de la prochaine CAN.

Entre présent et futur

La question dépasse l’aspect individuel. Elle illustre un dilemme récurrent pour les sélections africaines : comment équilibrer le recours à des talents formés en Europe, encore indécis, et la nécessité de s’appuyer sur un collectif immédiatement opérationnel. Le Maroc, qui a déjà séduit des binationaux prestigieux, choisit pour l’instant la prudence.

Bouaddi reste une carte précieuse dans la main de la Fédération. Mais la donne a changé : avec Aynaoui déjà acquis à la cause, l’urgence s’estompe. Ce décalage stratégique permet d’aborder la CAN avec sérénité, tout en laissant ouverte la porte d’un futur où Bouaddi pourrait, à son tour, revêtir le maillot rouge et vert.

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