La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a profité de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, ce lundi, pour défendre le programme national de soutien social direct. Elle le présente comme un chantier stratégique d’initiative royale, encadré par un dispositif juridique et institutionnel conçu pour garantir la transparence et l’équité. Ce programme s’appuie sur le Registre social unifié, devenu l’ossature administrative du ciblage.
Selon les données exposées devant les députés, 2,6 millions de ménages étaient déjà inscrits en janvier 2024. Le nombre total des foyers bénéficiaires atteint désormais 3,9 millions. Près des deux tiers reçoivent des aides liées à la protection de l’enfance et aux risques sociaux, tandis que le reste accède à un soutien forfaitaire.
La ministre a également tenu à relativiser les critiques portant sur les dossiers rejetés. Moins de 1,3 % des demandes sont écartées chaque mois, a-t-elle assuré, en précisant que les refus interviennent lorsque des changements de situation sont constatés, lorsqu’un membre du foyer dispose de revenus non déclarés ou lorsqu’une inscription n’a pas été finalisée dans le système.
Pour renforcer la traçabilité et la gestion administrative, le gouvernement affirme avoir mobilisé des plateformes numériques et des outils de traitement automatisé. L’ensemble du dispositif couvrirait aujourd’hui environ 14 millions de personnes, un chiffre présenté comme un indicateur de portée sociale, mais aussi de crédibilité institutionnelle.
En conclusion, Nadia Fettah Alaoui insiste sur l’objectif central : renforcer la justice sociale en orientant les aides vers les foyers éligibles à travers un système présenté comme rigoureux, lisible et contrôlable. Le pari politique de l’Exécutif est désormais de faire de ce programme un levier durable de cohésion nationale.