Le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaïd, a affirmé que le gouvernement n’exerce aucune autorité directe sur le Conseil national de la presse. Il a insisté sur le rôle de l’exécutif : consolider le cadre juridique de l’institution afin qu’elle puisse remplir ses missions dans une indépendance totale. Le projet de loi en cours accorde d’ailleurs à toute partie concernée la possibilité de contester les décisions rendues par le Conseil.
S’exprimant lundi devant la Chambre des représentants lors d’une question orale posée par le groupe parlementaire du PJD au sujet du bilan de la commission provisoire chargée de la gestion du secteur de la presse et de l’édition, Ben Saïd a expliqué que la réforme vise avant tout à renforcer les prérogatives et les outils juridiques du Conseil national de la presse.
Le ministre a rappelé qu’une nouveauté essentielle du texte réside dans la création d’un Comité de supervision des élections, chargé d’examiner toutes les questions liées aux opérations électorales et aux processus de désignation. L’objectif consiste à dépasser les dysfonctionnements relevés précédemment et à garantir des scrutins réguliers et transparents.
Selon Bensaïd, le travail actuel porte sur la finalisation de la procédure d’adoption du projet de loi, étape préalable à l’organisation des prochaines élections. Il a souligné que le corps professionnel demeure le seul habilité à choisir ses représentants, et que cette responsabilité appartient intégralement aux journalistes eux-mêmes.
Le ministre a également déclaré que l’exécutif ne saurait cautionner des comportements qui s’écartent du cadre institutionnel ou trahissent l’éthique politique et administrative, d’où la volonté de consolider davantage le Conseil national de la presse.
Des députés du PJD ont interrogé Bensaïd au sujet des récentes fuites concernant le Conseil et ont demandé une intervention du gouvernement ainsi que la suspension du processus d’examen du projet de loi. Le ministre a maintenu la position de son département : le Conseil est une institution autonome, et les mécanismes de régulation doivent passer par son propre fonctionnement.