Rabat. Le ministre marocain de la Justice, Abdelatif Ouahbi, a révélé que 60 affaires ont été traitées directement par des bureaux judiciaires installés dans les stades accueillant les matchs de la Coupe d’Afrique, évitant ainsi le passage par les commissariats.
S’exprimant lors de l’ouverture du Forum international sur la sécurité des grands événements sportifs, organisé à Rabat, le ministre a précisé que ces structures ont permis de gérer rapidement des infractions commises par des supporters, avec des décisions judiciaires immédiates et le recouvrement des amendes sur place.
Selon Ouahbi, certains supporters ont été condamnés à payer des amendes pour des comportements contraires à la loi. Dans un cas évoqué à titre d’exemple, un supporter ne disposait pas d’argent liquide mais uniquement d’une carte bancaire : l’amende a pu être réglée électroniquement sur place, illustrant l’intégration des outils numériques dans la gestion judiciaire des événements sportifs.

Le ministre a salué cette expérience qu’il considère comme une avancée en matière d’efficacité, de rapidité de traitement et de dissuasion, tout en renforçant la sécurité juridique autour des compétitions.
Les bureaux judiciaires déployés dans les stades disposent d’un représentant du parquet, d’agents de police et d’un dispositif de perception immédiate des amendes. Leur mission consiste à traiter les infractions susceptibles d’être soumises au ministère public pendant le déroulement des matchs.
Le forum, organisé du 7 au 9 janvier 2026, est le fruit d’un partenariat entre le ministère de la Justice, l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité (Arabie saoudite), la Direction générale de la sûreté nationale, la Gendarmerie royale et la Fédération royale marocaine de football, avec le soutien du Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme, de l’Organisation internationale pour les migrations et de l’Union sportive arabe de la police.

La rencontre est consacrée aux défis sécuritaires et juridiques des grands événements sportifs à l’ère de la transformation numérique, dans un contexte où le Maroc multiplie les initiatives pour moderniser ses dispositifs de sécurité et de justice.