Le secteur de la pêche côtière et artisanale a enregistré en janvier 2026 une évolution contrastée : une baisse significative des volumes débarqués, mais une progression de la valeur globale commercialisée.
Selon le dernier rapport de l’Office national des pêches (ONP), la valeur des produits écoulés a dépassé 1,48 milliard de dirhams, en hausse de 5 % par rapport à janvier 2025.
Les mollusques soutiennent la progression
La croissance en valeur est essentiellement portée par les mollusques, dont les recettes ont augmenté de 13 %, atteignant plus de 1,27 milliard de dirhams.
À l’inverse, plusieurs catégories affichent des replis marqués en valeur :
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Coquillages : –71 %
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Poissons pélagiques : –40 %
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Poissons blancs : –26 %
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Crustacés : –9 %
Cette évolution souligne une forte dépendance à certains segments à plus forte valorisation.
Baisse nette des quantités débarquées
Le volume total des débarquements s’est établi à 24.151 tonnes, soit un recul de 21 % sur un an.
Les poissons pélagiques enregistrent la plus forte contraction (–57 %), suivis des coquillages (–52 %), des poissons blancs (–33 %) et des crustacés (–7 %). Seuls les mollusques progressent en volume (+5 %), avec près de 13.946 tonnes.
Des disparités régionales marquées
Les ports méditerranéens ont enregistré 1.437 tonnes débarquées (–30 %), pour une valeur d’environ 81,2 millions de dirhams, en baisse de 35 %.
Sur la façade atlantique, les volumes ont reculé de 20 % à 22.713 tonnes, mais la valeur a progressé de 9 %, dépassant 1,4 milliard de dirhams.
Ce début d’année met en lumière un double mouvement : contraction des captures et amélioration des prix moyens. Si la hausse de la valeur compense partiellement la baisse des volumes, elle interroge sur la disponibilité des ressources halieutiques et sur l’évolution des marchés.
Le secteur devra concilier impératifs économiques et durabilité des stocks, dans un contexte où la pression sur les ressources marines demeure un enjeu stratégique.