Le président français Emmanuel Macron présentera lundi prochain l’évolution de la doctrine et du dispositif de dissuasion nucléaire depuis la base stratégique de Île Longue, en Bretagne.
Ce discours s’inscrit dans un contexte international profondément transformé par la guerre en Ukraine, la montée des tensions avec la Russie et les incertitudes croissantes autour des équilibres stratégiques mondiaux. L’Élysée évoque une continuité doctrinale, mais adaptée à une réalité où les menaces se diversifient et où les règles internationales de non-prolifération apparaissent plus fragiles.
L’un des axes majeurs devrait concerner la « dimension européenne » de la dissuasion française. Paris considère de longue date que la sécurité du continent relève de ses intérêts vitaux, tout en rappelant un principe intangible : l’usage de l’arme nucléaire reste une décision souveraine du président français.
Parallèlement, la France poursuit la modernisation de ses forces stratégiques avec de nouveaux sous-marins et des systèmes de missiles adaptés aux défis contemporains. Son arsenal, volontairement limité, repose sur une logique de stricte suffisance destinée à garantir un effet dissuasif crédible.
Au-delà du discours, cette prise de parole pourrait relancer le débat sur l’autonomie stratégique européenne et sur la place de la dissuasion nucléaire dans la sécurité du continent.