Le Maroc a réitéré son engagement en faveur d’une coopération Sud-Sud renforcée dans le domaine de la sûreté nucléaire et radiologique, lors d’une réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) tenue à Vienne du 2 au 6 mars.
Prenant la parole à cette occasion, l’ambassadeur et représentant permanent du Royaume auprès des organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, a mis en avant les efforts de l’AIEA pour renforcer la sûreté nucléaire, la sécurité radiologique, la gestion des déchets et la préparation aux situations d’urgence, en particulier dans les régions où les besoins sont les plus importants.
Le diplomate marocain a rappelé que la responsabilité de la sûreté nucléaire incombe d’abord aux États, conformément à leurs obligations nationales et à leurs engagements internationaux. Dans ce cadre, il a souligné que le Maroc mène depuis plusieurs années un processus de modernisation de son cadre réglementaire, avec une mise à jour de ses textes nationaux afin de les aligner sur les normes de sûreté de l’AIEA.
Le Royaume a également accueilli deux missions d’examen de l’Agence, dont une mission EPREV consacrée à l’évaluation de la préparation et de la réponse aux urgences nucléaires et radiologiques. Selon les autorités marocaines, cette mission a salué la solidité du dispositif national et certaines pratiques jugées exemplaires, dépassant même les standards attendus par l’Agence.
Au-delà de son cadre national, Rabat affirme vouloir partager son expérience avec les pays africains, notamment dans une logique de coopération Sud-Sud. Le représentant marocain a ainsi réitéré la disponibilité du Royaume à travailler avec ses partenaires régionaux et internationaux afin de renforcer le régime international de sûreté nucléaire et contribuer aux objectifs de l’AIEA.
Le Conseil des gouverneurs de l’AIEA, composé de 35 États membres, constitue l’un des principaux organes décisionnels de l’agence. Il supervise notamment les programmes, les normes de sûreté et les mécanismes de garanties nucléaires, tout en examinant les questions liées à la non-prolifération.