La Russie assure ne pas avoir reçu de demande d’assistance militaire de la part de l’Iran depuis le déclenchement de l’offensive menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré jeudi que Moscou n’avait été saisi d’aucune requête officielle, ni pour un soutien militaire ni pour la fourniture d’armements.
Lors de son point de presse quotidien, Peskov a insisté sur le fait que la position de la Russie face au conflit restait inchangée. Moscou continue de dénoncer les frappes contre l’Iran tout en évitant, pour l’instant, toute implication militaire directe.
Soutien politique, mais prudence stratégique
Depuis le début de la crise, la réaction du Kremlin se limite à un soutien politique et diplomatique à Téhéran. La Russie a notamment condamné l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei et de membres de sa famille, un événement qui a profondément bouleversé l’équilibre interne du pouvoir iranien.
Mais Moscou s’abstient d’aller plus loin, malgré la coopération militaire qui s’est développée ces dernières années entre les deux pays.
Une relation asymétrique
Cette prudence souligne la complexité du partenariat stratégique russo-iranien. Téhéran a fourni à la Russie des drones et divers équipements militaires utilisés dans la guerre en Ukraine, mais Moscou n’est pas intervenu lorsque l’Iran a été ciblé par les frappes américaines et israéliennes.
Pour le Kremlin, l’objectif semble clair : afficher une solidarité politique avec Téhéran tout en évitant une confrontation directe avec les États-Unis ou une extension du conflit au-delà du Moyen-Orient.
Une diplomatie qui privilégie la désescalade
Plus tôt dans la semaine, Dmitri Peskov avait exprimé la « profonde déception » de Moscou face à l’échec des négociations entre Washington et Téhéran, menées sous médiation d’Oman, qui ont finalement débouché sur une escalade militaire.
En creux, le message du Kremlin reste celui d’une diplomatie prudente : soutenir l’Iran sur le plan politique, dénoncer les frappes occidentales, mais éviter toute implication militaire susceptible d’entraîner la Russie dans une nouvelle confrontation internationale.