>

Nucléaire civil : le Maroc rejoint une déclaration internationale sur le financement de l’énergie nucléaire

11 mars 2026 - 12:52

Le Maroc figure parmi les 27 pays signataires d’une déclaration internationale sur le financement de l’énergie nucléaire, adoptée à l’issue du deuxième Sommet international consacré à cette énergie, organisé mardi à Paris à l’initiative de la France en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Le document final, publié par l’Présidence de la République française, souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de financement pour accompagner le développement de l’énergie nucléaire civile dans un contexte de demande mondiale croissante en électricité.

Répondre à la demande mondiale d’énergie

Les signataires reconnaissent que la transition énergétique mondiale impose de trouver des sources d’énergie fiables, accessibles et faiblement émettrices de carbone. Dans cette perspective, ils estiment que le nucléaire peut jouer un rôle dans la diversification énergétique, à condition qu’il soit déployé dans un cadre responsable et conforme aux priorités nationales.

La déclaration met également l’accent sur la nécessité de mobiliser des financements diversifiés pour les projets nucléaires, combinant investissements publics, institutions financières internationales, agences de crédit à l’exportation et capitaux privés.

Soutien des institutions financières internationales

Plusieurs organisations internationales participent déjà à cette dynamique de financement, notamment :

  • le Groupe de la Banque mondiale

  • la Banque asiatique de développement

  • la Banque européenne d’investissement

  • la Banque européenne pour la reconstruction et le développement

  • la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes

  • le Fonds de l’OPEP pour le développement international

Ces institutions collaborent avec l’AIEA pour soutenir les pays intéressés par le développement de programmes nucléaires civils.

Un sommet dans un contexte de transition énergétique

Le sommet de Paris s’inscrit dans un contexte international marqué par l’augmentation de la demande mondiale d’électricité et l’accélération des politiques de décarbonation.

Cette deuxième édition, après une première rencontre organisée à Bruxelles en 2024, a réuni chefs d’État, responsables d’organisations internationales, institutions financières et experts du secteur pour réfléchir au rôle du nucléaire dans les stratégies énergétiques du futur.

Les discussions devraient se poursuivre dans plusieurs forums internationaux au cours de l’année 2026, notamment lors de la conférence d’examen du **Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *