Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se réuniront le 19 mars à Bruxelles pour examiner les conséquences de l’escalade militaire au Moyen-Orient et accélérer l’agenda européen de compétitivité, devenu plus urgent face aux répercussions économiques du conflit.
Dans une lettre adressée aux dirigeants européens, le président du Conseil européen, António Costa, a indiqué que la réunion permettra d’évaluer la situation en Iran et dans l’ensemble de la région, ainsi que les réponses que l’UE pourrait apporter à ses impacts géopolitiques et économiques, notamment en matière de prix de l’énergie et de sécurité énergétique.
L’objectif est d’identifier des mesures concrètes capables de garantir une réponse « rapide, coordonnée et efficace » afin de protéger les citoyens et les entreprises européennes, tout en contribuant aux efforts de désescalade et de stabilisation au Moyen-Orient.
Compétitivité et autonomie stratégique
Au-delà de la crise internationale, les dirigeants européens devraient également relancer les discussions sur la compétitivité stratégique de l’Union, un dossier jugé prioritaire dans un contexte de tensions géopolitiques et de rivalités économiques accrues.
Selon Costa, l’ambition est de renforcer la compétitivité européenne, accroître l’autonomie stratégique et consolider le modèle social du bloc, notamment en tirant davantage parti du marché unique afin de rendre l’économie européenne plus résiliente face aux crises futures.
Les discussions porteront aussi sur les premières orientations du cadre financier pluriannuel pour 2028-2034, futur budget à long terme de l’Union, considéré comme l’un des principaux instruments pour soutenir les priorités stratégiques communes.
Ukraine, défense et migrations
La guerre en Ukraine figurera également à l’ordre du jour. Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskyy, participera à une partie des discussions consacrées au soutien européen à Kiev et aux moyens d’accentuer la pression sur la Russie.
En décembre dernier, l’UE a approuvé l’émission de dette destinée à financer un prêt de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine. Toutefois, la mesure reste bloquée par la Hongrie, qui exige la reprise du transit de pétrole russe vers son territoire.
Les dirigeants aborderont également la situation au Liban, à Gaza et en Cisjordanie, en présence du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres.
Enfin, la réunion devrait traiter d’autres dossiers sensibles comme le renforcement de la défense européenne et la politique migratoire et d’asile.
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, ainsi que le président de l’Eurogroupe, Kyriakos Pierrakakis, ont également été invités afin d’évaluer la situation économique du continent.