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Intégrité : le Maroc dépasse les standards de l’OCDE et consolide son cadre de transparence

25 mars 2026 - 09:55

Le Maroc obtient des résultats supérieurs à la moyenne des pays de l’OCDE en matière d’intégrité publique et de lutte contre la corruption, selon le rapport Perspectives de l’OCDE sur l’intégrité et la lutte contre la corruption 2026.

D’après ce document, le Royaume satisfait à 73 % des critères relatifs à la solidité du cadre stratégique et à 53 % en matière de mise en œuvre, contre respectivement 38 % et 32 % pour la moyenne des pays de l’organisation. Ces indicateurs traduisent une structuration avancée des dispositifs nationaux dans ce domaine.

Le rapport met en avant des performances particulièrement élevées en matière de régulation du financement de la vie politique. Le Maroc atteint un taux de conformité de 100 %, tant au niveau du cadre juridique que de son application, alors que la moyenne de l’OCDE s’établit à 76 % pour le cadre et à 58 % pour la mise en œuvre. Ce dispositif repose sur des règles strictes encadrant les dons et les contributions, interdisant notamment les financements anonymes ou d’origine étrangère, et imposant aux partis politiques des obligations de transparence financière.

Les formations politiques sont ainsi tenues de déposer des rapports financiers annuels et électoraux dans les délais légaux. Ces documents sont publiés par le Conseil supérieur des comptes à travers une plateforme numérique dédiée, assortie de mécanismes de contrôle et de sanction en cas de manquement.

En matière de transparence, le Maroc enregistre également des avancées. Le rapport indique un taux de 78 % pour le cadre réglementaire relatif à l’accès à l’information et de 54 % pour sa mise en œuvre, contre respectivement 72 % et 62 % pour la moyenne de l’OCDE. L’adoption d’un cadre légal spécifique et la mise en place d’une commission chargée de garantir ce droit participent à cette évolution.

Le document souligne par ailleurs le rôle des outils numériques dans le renforcement de la transparence. L’Agence de développement du digital accompagne le déploiement des politiques de données ouvertes et contribue à l’amélioration de la gouvernance administrative.

Sur le plan institutionnel, le rapport rappelle que la stratégie nationale de lutte contre la corruption (2015-2025) a permis de structurer un dispositif coordonné. La Commission nationale de lutte contre la corruption assure le pilotage global de cette stratégie, tandis que l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption joue un rôle central dans le suivi, l’analyse et la formulation de recommandations.

Enfin, l’OCDE souligne que le Maroc adopte une approche proactive en matière de transparence, notamment à travers la publication de données relatives aux réunions gouvernementales, aux marchés publics ou encore aux registres fonciers, contribuant ainsi à renforcer l’ouverture de l’administration et la confiance des citoyens.

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