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Maroc : 530 médecins spécialistes affectés dès leur sortie de formation à partir d’août prochain

02 juin 2026 - 09:42

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a annoncé le recrutement et l’affectation immédiats de 530 médecins spécialistes dès leur diplomation à partir du mois d’août prochain. Une mesure présentée comme une avancée majeure pour renforcer rapidement les effectifs des hôpitaux publics et réduire les disparités territoriales en matière d’offre de soins.

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a annoncé lundi à la Chambre des représentants qu’un total de 530 médecins spécialistes seront affectés directement dans les établissements de santé publics dès l’obtention de leur diplôme, à compter du mois d’août prochain.

Répondant à une question orale consacrée aux groupements sanitaires territoriaux, le ministre a qualifié cette mesure d’« inédite », soulignant qu’elle met fin à une situation qui pouvait entraîner jusqu’à deux années d’attente entre la fin de la formation et la prise de fonction des médecins spécialistes.

Selon lui, cette décision permettra un renforcement rapide et concret de l’offre de soins au sein des hôpitaux publics, dans un contexte marqué par une forte demande en ressources médicales spécialisées.

Amine Tahraoui a également mis en avant les réformes structurelles engagées dans le système de formation et de gestion des médecins spécialistes. Celles-ci s’appuient notamment sur le décret régissant le statut des étudiants des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, qui instaure la généralisation du contrat avec l’État pour tous les nouveaux candidats à la spécialisation.

Ce nouveau dispositif prévoit une période obligatoire de service dans les établissements publics de santé après l’obtention du diplôme. Elle sera de quatre ans pour les promotions admises en spécialisation en 2026 et 2027, puis de trois ans à partir de 2028.

Pour le ministre, cette réforme constitue un tournant majeur dans la politique nationale de santé. Elle met fin à une situation qui perdurait depuis plus de trois décennies et garantit l’intégration de l’ensemble des nouveaux médecins spécialistes dans le système public durant une étape déterminante de leur parcours professionnel.

Cette mesure devrait également contribuer à une meilleure répartition des ressources humaines médicales sur l’ensemble du territoire national et à un renforcement de l’offre de soins dans les régions confrontées à un déficit de spécialistes.

Le ministre a par ailleurs indiqué qu’environ 2.000 postes de médecins résidents ont été ouverts cette année dans le cadre du nouveau système. Ces futurs spécialistes devraient rejoindre les établissements publics à partir de 2030 et constituer un pilier essentiel du fonctionnement des futurs groupements sanitaires territoriaux.

Enfin, Amine Tahraoui a souligné que ces groupements joueront, pour la première fois, un rôle central dans l’organisation, l’encadrement et la répartition des médecins résidents, ainsi que dans la gestion des parcours de formation et des stages hospitaliers. L’objectif est de mieux adapter la formation médicale aux besoins réels de chaque région et de renforcer la cohérence entre l’offre de formation et les cartes sanitaires nationale et régionales.

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