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Washington veut élargir son alliance sécuritaire en Amérique latine

04 juin 2026 - 12:29

Les États-Unis espèrent renforcer leur réseau d’alliances sécuritaires en Amérique latine à la faveur des prochaines échéances électorales dans la région. Marco Rubio estime que plusieurs futurs gouvernements pourraient rejoindre l’initiative lancée par Donald Trump pour lutter contre le narcotrafic et les organisations criminelles transnationales.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé mercredi que l’« Alliance Bouclier des Amériques », lancée par Donald Trump en mars dernier, pourrait accueillir de nouveaux membres dans les prochains mois.

S’exprimant devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Rubio a indiqué que plus de quatorze pays du continent avaient déjà rejoint ce partenariat destiné à renforcer la coopération régionale contre le terrorisme, le trafic de drogue et les réseaux criminels.

Selon lui, les changements politiques attendus dans plusieurs pays latino-américains pourraient favoriser l’élargissement de cette alliance.

Une stratégie régionale portée par Washington

Présentée lors d’un sommet organisé en Floride, l’initiative s’inscrit dans la volonté de l’administration Trump de renforcer la coopération sécuritaire avec les gouvernements latino-américains les plus proches de Washington.

Les États-Unis mettent en avant la nécessité d’améliorer le partage du renseignement, la surveillance des frontières et la lutte contre les organisations criminelles opérant à l’échelle continentale.

Les élections au cœur des calculs américains

L’évolution politique de plusieurs pays de la région est suivie de près par Washington.

En Colombie, le candidat conservateur Abelardo de la Espriella a déjà exprimé son intention de rejoindre l’alliance en cas de victoire électorale.

Au Brésil, les élections présidentielles prévues en octobre constituent également un enjeu important pour la diplomatie américaine. Donald Trump a publiquement affiché sa préférence pour Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro.

Un enjeu géopolitique plus large

Pour de nombreux observateurs, cette alliance dépasse largement les seules questions sécuritaires. Elle s’inscrit dans une compétition d’influence plus vaste entre les États-Unis, la Chine et la Russie en Amérique latine.

L’administration américaine cherche à consolider son ancrage stratégique dans une région où Pékin a considérablement renforcé sa présence économique au cours de la dernière décennie.

Pour les pays du Sud, y compris au Maroc, cette évolution illustre l’importance croissante des questions de sécurité, d’influence et de coopération régionale dans un contexte international marqué par la multiplication des rivalités géopolitiques.

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