L’administration du président américain Donald Trump s’apprête à annoncer une nouvelle vague de droits de douane visant près de 60 pays, dans le cadre du durcissement de sa politique commerciale et de sa stratégie de pression sur ses principaux partenaires économiques.
L’annonce a été faite par le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, qui a indiqué que son bureau finaliserait d’ici la fin de la semaine plusieurs enquêtes portant sur des pratiques commerciales jugées déloyales, notamment l’importation de produits soupçonnés d’avoir été fabriqués à l’aide du travail forcé.
Selon plusieurs médias américains, les nouveaux droits de douane devraient être compris entre 10 % et 12,5 % et pourraient concerner plusieurs partenaires commerciaux majeurs des États-Unis, dont certains pays de l’Union européenne.
Cette initiative intervient après qu’une décision de la Cour suprême des États-Unis a annulé une large partie des droits de douane imposés par Donald Trump l’an dernier, estimant que le président avait outrepassé ses prérogatives légales. La haute juridiction a toutefois maintenu les taxes appliquées à certains secteurs stratégiques, notamment l’automobile, l’acier, l’aluminium et le cuivre.
Afin de contourner cette décision, l’administration américaine a engagé une nouvelle procédure juridique fondée sur les conclusions d’enquêtes commerciales, qui pourraient servir de base à l’instauration de droits de douane permanents.
Parallèlement, Washington a renforcé ses mesures commerciales à l’encontre de plusieurs partenaires. Les États-Unis ont notamment imposé des droits de douane de 25 % sur certains produits brésiliens, ainsi que de nouvelles taxes de 50 % sur plusieurs marchandises canadiennes, en réponse à ce que l’administration Trump qualifie de pratiques discriminatoires et de mesures de rétorsion contre les produits américains.
Ces nouvelles initiatives interviennent dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et la hausse des prix de l’énergie, alimentant les inquiétudes quant à leurs répercussions sur les échanges internationaux, les chaînes d’approvisionnement et la croissance de l’économie mondiale.