Les besoins de liquidité du secteur bancaire marocain ont poursuivi leur progression au deuxième trimestre 2026, atteignant en moyenne 137,9 milliards de dirhams par semaine, contre 136,4 milliards au trimestre précédent, selon la dernière note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).
Pour répondre à cette hausse, Bank Al-Maghrib a renforcé ses injections de liquidités, dont le volume hebdomadaire moyen est passé de 151,7 milliards à 158,1 milliards de dirhams. Ces interventions ont principalement pris la forme d’avances à sept jours (59,1 milliards de dirhams), d’opérations de pension livrée (52,2 milliards) et de prêts garantis destinés au financement des très petites, petites et moyennes entreprises (46,8 milliards).
Dans le même temps, le marché interbancaire a connu un net ralentissement. Le volume quotidien moyen des échanges a chuté de 49,3 % par rapport au premier trimestre pour s’établir à 2,1 milliards de dirhams. En revanche, le taux moyen pondéré des opérations interbancaires au jour le jour est demeuré stable à 2,25 %, en ligne avec le taux directeur maintenu par la banque centrale.
Lors de sa réunion du 23 juin 2026, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de conserver le taux directeur à 2,25 %, estimant que les perspectives d’inflation restent compatibles avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, tout en soutenant la dynamique de l’activité économique dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes.
Par ailleurs, les résultats de l’enquête de la banque centrale pour le premier trimestre 2026 montrent une baisse du coût du crédit. Le taux débiteur moyen pondéré a reculé de 16 points de base pour s’établir à 4,66 %, grâce notamment à la diminution des taux appliqués aux crédits d’équipement (4,37 %), aux facilités de trésorerie (4,47 %), aux prêts immobiliers (5,13 %) et aux crédits à la consommation (6,86 %). Cette évolution confirme le maintien de conditions de financement relativement favorables pour les entreprises et les ménages, dans un environnement monétaire toujours orienté vers le soutien de la croissance.