L’effectif des étudiants couverts par le régime AMO a atteint 243.000 étudiants en 2020, en progression de 4,6% par rapport à 2019, indique le rapport d’activité de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), au titre de l’année 2020. Cet effectif est constitué à hauteur de 83,9% d’étudiants des universités et de 15,1% d’étudiants de Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT).
Les cotisations collectées par ce régime ont enregistré en 2020 une progression de 21,2% pour se situer à 75,5 MDH. Les prestations et frais payés ont atteint, quant à eux, un montant de 4,4 MDH, contre 3,3 MDH, une année auparavant. Ce régime continue d’enregistrer des soldes technique et global excédentaires de 72,1 MDH et 66,4 MDH respectivement, contre 57,9 MDH et 50,5 MDH en 2019, souligne le rapport.
Selon la même source , la population couverte par l’Assurance maladie obligatoire (AMO) a atteint 10,3 millions de bénéficiaires en 2020, marquant une hausse de 4% comparativement à 2019. Par régime, l’AMO-CNOPS couvre 7,3 millions de bénéficiaires (70,4%) tandis que l’AMO-CNSS couvre une population de 3,1 millions de personnes, précise l’ACAPS. Les cotisants ont connu également une évolution de 4,9% par rapport à 2019 pour atteindre un effectif de 4,5 millions de personnes, fait observer la même source. Les cotisations collectées par les deux régimes se sont établies à 13,2 milliards de dirhams (MMDH) (dont 57,3% au titre du régime AMO-CNSS), en légère baisse de 0,9% par rapport à 2019, ajoute l’ACAPS, notant que ces cotisations ont connu une progression annuelle moyenne de 4,7% sur les cinq dernières années.
Cette évolution reste toutefois inférieure à celle enregistrée par les prestations et frais payés des deux régimes sur la même période (5,2%), lesquels se sont élevées, au titre de 2020, à 9,6 MMDH contre 9,4 MMDH 2019, soit une hausse de 1,3%. Par ailleurs, le rapport fait ressortir que le solde technique (cotisations – prestations et frais) du régime AMO-CNOPS s’est élevé en 2020 à 476,5 millions de dirhams (MDH), contre 148,7 MDH en 2019, grâce à la baisse des prestations suite à la diminution des recours à certains soins médicaux et actes chirurgicaux, en particulier durant la période de confinement consécutive à la pandémie de Covid-19.