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Affaire Naciri: l'ex patron du WAC sort de son silence

14 avril 2025 - 13:03

Nouveau rebondissement dans l’affaire connue sous le nom d’Escobar du Sahara (du nom d’un homme d’affaire malien) . En effet, l’ancien président du Wydad Said Naciri, et ex parlementaire du PAM  a fait une requête au tribunal, lors de l’audience de vendredi dernier, devant la Chambre chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Casablanca, demandant à disposer de suffisamment de temps pour révéler tous les faits liés à cette affaire», indique certains médias.

Naciri continue de clamer son innocence et assure que «les accusations portées contre lui reposent sur des collusions et des erreurs.» C’est pour cela qu’il a demandé de disposer d’un peu plus de temps, pour exposer la vérité du dossier et expliquer les zones d’ombre.

Suite à cette requête, le tribunal a décidé d’ajourner la poursuite de l’examen de l’affaire à vendredi prochain.

Pour rappel, l’ex patron du WAC est poursuivi pour des chefs d’accusation incluant principalement «la falsification de documents officiels, l’utilisation d’accords suspects», conformément aux articles 354 et 356 du Code pénal, ainsi que pour «participation à des accords et ententes visant la détention, le transport et l’exportation de stupéfiants», conformément au Dahir du 21 mai 1974.

En plus, il est accusé d’escroquerie, de tentative d’escroquerie, d’abus d’influence en exploitant son mandat parlementaire (selon le dernier alinéa de l’article 250 du Code pénal), de pression et de menaces pour obtenir de faux témoignages, de dissimulation d’objets issus d’un délit, et de falsification».

Saïd Naciri fait également face à des accusations liées à la «tentative d’exportation de stupéfiants sans autorisation et à la participation à celle-ci», des infractions de premier degré selon les articles 270 bis (deux fois), 221, 279 bis (trois fois), 200 et suivants du Code des Douanes et impôts indirects, précise le quotidien.

D’autres chefs d’inculpation sont retenus contre lui, incluant notamment «la participation à l’importation de devises étrangères sans déclaration, ainsi que la participation à des paiements ou services en devises étrangères sur le territoire national».

Durant cette même audience, la Cour a poursuivi l’interrogatoire de l’ex-parlementaire Mir Belkacem, beau-frère d’Abdenbi Bioui, l’autre principal accusé (parlementaire du PAM) qui a affirmé avoir séjourné dans une «villa à la demande de la chanteurs e Latifa Raafat, l’ex-épouse du Malien», en demandant sa convocation pour témoigner devant la cour.

Affaire à suivre.

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