Iran a affirmé lundi avoir transmis sa réponse à une nouvelle proposition des États-Unis destinée à mettre un terme au conflit en cours. Téhéran estime toutefois que plusieurs exigences américaines restent « excessives » et susceptibles de conduire les négociations dans une impasse.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé que des échanges diplomatiques étaient toujours en cours avec Washington, malgré les tensions persistantes et les critiques formulées par plusieurs médias iraniens à l’égard des conditions américaines.
« Comme nous l’avons annoncé hier, nos préoccupations ont été transmises à la partie américaine », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmail Baqai, lors d’une conférence de presse.
Selon lui, les discussions se poursuivent « par l’intermédiaire du médiateur pakistanais », sans davantage de précisions sur le contenu exact des échanges.
Téhéran continue de défendre plusieurs revendications considérées comme non négociables, notamment la libération des avoirs iraniens gelés à l’étranger ainsi que la levée des sanctions américaines imposées depuis plusieurs années.
Le porte-parole iranien a également justifié l’exigence de réparations de guerre adressée à Washington, qualifiant le conflit d’« illégal et sans fondement ».
Concernant une éventuelle reprise des affrontements militaires, Iran affirme être « totalement prêt à toute éventualité ».
Selon l’agence iranienne Fars News Agency, les États-Unis auraient soumis une liste de cinq exigences, parmi lesquelles le maintien d’un seul site nucléaire opérationnel en Iran et le transfert des stocks d’uranium hautement enrichi vers les États-Unis.
Toujours selon Fars, Washington aurait refusé de débloquer plus de 25 % des avoirs iraniens gelés et n’aurait accepté ni réparations financières ni concessions substantielles après les destructions causées par la guerre.
Les autorités américaines auraient également conditionné la fin des hostilités à l’ouverture de négociations de paix formelles par Téhéran.
De son côté, l’agence Mehr News Agency a estimé que les États-Unis tentaient d’obtenir à la table des négociations « des concessions qu’ils n’ont pas réussi à imposer pendant la guerre », qualifiant les demandes américaines d’« excessives ».
Dans une précédente proposition transmise la semaine dernière, Iran avait exigé la cessation complète des opérations militaires sur tous les fronts, y compris la campagne menée par Israël au Liban, ainsi que la levée du blocus naval américain imposé aux ports iraniens depuis le 13 avril.
Téhéran avait également insisté sur la levée totale des sanctions américaines et sur le maintien de son contrôle stratégique sur le Détroit d’Ormuz, passage maritime crucial pour le commerce mondial de pétrole et largement perturbé depuis le début du conflit.