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El Bakkali: j'ai compris pourquoi les marocains ont une porte qui porte leur nom à Jérusalem (vidéo).

29 juillet 2025 - 13:44

Le journaliste marocain Mohamed El Bakkali est arrivé mardi matin à Casablanca, où l’attendaient de nombreux militants de la cause palestinienne après avoir été détenu par Israël alors qu’il couvrait une mission humanitaire à bord du navire « Handala » pour briser le blocus sur Gaza.

Le correspondant de « Al Jazeera » est arrivé à l’aéroport Mohammed V via l’aéroport Charles de Gaulle à Paris, après 2 jours de détention par les autorités israéliennes.

Dans une déclaration à la presse, Mohamed El Bakkali a exprimé sa gratitude au peuple marocain pour sa solidarité affirmant qu’aujourd’hui il a compris pourquoi les Marocains ont une porte et un quartier qui portent leur nom à Jérusalem. Il a estimé que leur solidarité avec « Hanthala » reflétait leur lien profond avec la cause palestinienne, et non pas seulement avec le navire, qui, selon lui, n’était qu’un acte symbolique pour briser le siège de Gaza.

Il a ajouté que « Hanthala » a brisé le blocus et le silence qui entoure une famine qui tue un grand nombre d’habitants de la bande de Gaza.

Pour Bakkali, ce voyage de 10 jours lui a appris que la cause palestinienne est une question humanitaire, qui n’est pas liée à une religion ou à une nationalité particulière. Car parmi les militants de « Handala » se trouvaient deux Juifs, l’un américain et l’autre israélo-américain, en plus de militants d’autres nationalités a-t-il ajouté.

Concernant le traitement qui lui a été réservé par les autorités israéliennes, Al Bakkali a déclaré qu’après que la marine israélienne, après avoir pris d’assaut le navire, a tenté de fournir de la nourriture aux militants pour documenter ces aimages et l’exploiter dans « une campagne de relations publiques ». Mais ils ont, dès le départ, entamé une grève de la faim pour contrecarrer ce plan israélien.

Le traitement que nous avons reçu était « très mauvais », a-t-il expliqué, notant que certains soldats israéliens arabophones les ont traités de « rats » et de « mouches », et qu’ils ont été menacés de poursuites pour appartenance à une organisation terroriste.

Après avoir fait l’objet d’une enquête pour transgression des frontières, on leur présenter des documents à signer mais qui ne comprenaient aucun engagement à ne plus retourner à Gaza. Il a ajouté que tout ce qui leur a été requis est un document exigeant l’expulsion dans 72 heures, tandis que ceux qui refusaient de le signer devaient comparaître devant un tribunal.

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