Un mouvement étudiant d’ampleur nationale a paralysé plusieurs universités italiennes ce jeudi, en réaction à l’interception par l’armée israélienne de la Flottille humanitaire Global Sumud à destination de Gaza. Des campus à Rome, Milan, Bologne, Turin, Florence et d’autres villes ont été occupés ou bloqués dans le cadre d’actions coordonnées.
À la Université d’État de Milan, les étudiants ont annoncé l’occupation du campus en déclarant : « S’ils touchent à la flottille, nous bloquerons tout ». Plusieurs organisations syndicales et collectifs universitaires préparent également une grève pour vendredi.
À Rome, la faculté de Lettres de l’université La Sapienza est restée fermée, avec des accès bloqués dès l’aube. Des assemblées et piquets ont été organisés dans plusieurs établissements, accompagnés de vidéos diffusées sur les réseaux pour montrer les salles vides et les couloirs désertés.
Le mouvement s’est propagé à Turin, où plus de 200 jeunes se sont rassemblés devant le Palazzo Nuovo, occupé dans la nuit. À Bologne, plusieurs bâtiments universitaires ont vu leurs entrées bloquées et des banderoles ont été déployées appelant à « arrêter l’université ». Des affrontements localisés ont eu lieu dans la rue Carracci, avec jets d’œufs, fumigènes et interventions de la police.
À Florence, des centaines d’étudiants ont investi un bâtiment universitaire de Via Laura, accrochant une banderole explicite : « S’ils bloquent la Flottille, nous bloquerons tout ». Des lycéens de Rome ont également organisé des assemblées dans plusieurs instituts, notamment au lycée Morgagni.
Une marche est prévue en fin d’après-midi vers le Colisée, dans la capitale italienne, tandis que d’autres actions sont annoncées pour les prochaines 48 heures. Les protestataires affirment agir en solidarité avec les plus de 470 participants de la Flottille Global Sumud, arrêtés après l’intervention des forces israéliennes en mer Méditerranée.
Les rassemblements, occupations et blocages s’inscrivent dans un climat de mobilisation étudiante européenne croissante autour de la guerre à Gaza, du blocus et des interventions militaires contre les missions civiles humanitaires.