Les dernières données publiées par l’OCDE sur le produit intérieur brut des pays du G20 offrent une image nuancée de l’économie mondiale. Au deuxième trimestre 2025, le PIB agrégé du G20 a progressé de 0,9 %, marquant une légère accélération par rapport au trimestre précédent. Ce chiffre, toutefois, masque des déséquilibres profonds entre les différentes économies.
Loin d’un mouvement homogène, la croissance apparaît fragmentée. Certaines économies enregistrent une reprise modérée, tandis que d’autres restent confrontées à une croissance faible, à des contraintes budgétaires sévères ou à une dépendance accrue aux facteurs extérieurs. Le G20 évolue désormais à plusieurs vitesses, révélant la difficulté à coordonner des trajectoires économiques de plus en plus divergentes.
Le message sous-jacent de l’OCDE est sans ambiguïté. La combinaison d’un ralentissement dans les économies avancées, de fragilités persistantes dans les pays émergents et de tensions géopolitiques durables limite les perspectives à moyen terme. Dans ce contexte, la croissance observée ne traduit pas une dynamique robuste, mais plutôt une résilience minimale face à un environnement incertain.
Les marges de manœuvre des gouvernements se réduisent. Inflation, dette, transition énergétique et recomposition des chaînes de valeur pèsent sur les politiques économiques. Le PIB progresse, mais les fondements de la stabilité restent fragiles, et les inégalités de performance s’accentuent.
En prenant le pouls du G20, l’OCDE met en évidence une économie mondiale qui avance sans véritable élan. Les chiffres rappellent que la question centrale n’est plus seulement celle de la croissance, mais celle de sa qualité, de sa durabilité et de sa répartition.