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Maroc : Ben Saïd rejette les amendements sur le Conseil national de la presse lors d’un vote parlementaire marqué par une forte absence

22 décembre 2025 - 19:07

La Commission de l’éducation, de la culture et de la communication de la Chambre des conseillers a entamé, ce lundi en fin de journée, l’examen et le vote des amendements proposés par les groupes parlementaires concernant le projet de loi portant réorganisation du Conseil national de la presse. Cette étape législative intervient après plusieurs reports successifs et dans un climat de controverse persistante autour du texte.

La séance de vote a été marquée par une faible mobilisation des membres de la commission : seuls 11 conseillers sur les 20 que compte l’instance étaient présents. Les amendements ont été tranchés à une majorité étroite — six voix contre cinq — un déséquilibre qui a relancé les interrogations sur la représentativité politique du processus. Selon des sources concordantes, certaines absences auraient été volontaires.

Au cours des débats, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Ben Saïd, a rejeté l’ensemble des amendements soumis jusqu’au moment de la publication de cet article. Parmi les propositions écartées figuraient notamment celles visant à rétablir un certain équilibre entre la représentation des journalistes et celle des éditeurs au sein du Conseil national de la presse, un point central des critiques formulées par les professionnels du secteur.

Les groupes de la majorité — le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti de l’Istiqlal et le Parti authenticité et modernité (PAM) — ont voté contre l’ensemble des amendements, sans présenter de contre-propositions. Cette posture a été interprétée par plusieurs observateurs comme la volonté de faire adopter le texte gouvernemental dans sa version initiale, malgré les réserves exprimées au sein de la profession journalistique et des milieux concernés par la régulation du secteur.

La commission poursuit l’examen des amendements dans un contexte où les attentes d’un compromis semblent limitées, nombre d’observateurs anticipant un rejet systématique des propositions alternatives par le ministre. Le débat autour de la gouvernance du Conseil national de la presse reste ainsi ouvert, révélant les tensions persistantes entre l’exécutif, le Parlement et les acteurs du champ médiatique.

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