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L’Égypte, l’Arabie saoudite et le Qatar appellent Washington et Téhéran à éviter l’escalade

18 mai 2026 - 09:45

L’Égypte, l’Arabie saoudite et le Qatar ont intensifié leurs efforts diplomatiques afin d’éviter une confrontation entre les États-Unis et l’Iran, mettant en garde contre les conséquences régionales et économiques d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient.

Face à la montée des tensions entre États-Unis et Iran, plusieurs puissances arabes tentent de préserver la voie diplomatique afin d’éviter une nouvelle déstabilisation régionale.

Selon des communiqués officiels publiés ce lundi, les ministres des Affaires étrangères de Égypte, de Arabie saoudite et du Qatar ont insisté sur la nécessité de poursuivre les négociations et de consolider la trêve en vigueur depuis le début du mois d’avril.

Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelaty, s’est entretenu avec ses homologues saoudien et qatari afin de coordonner les efforts diplomatiques.

Les trois responsables ont souligné que le dialogue demeure “la seule voie possible” pour éviter un scénario de confrontation aux conséquences imprévisibles pour l’ensemble du Moyen-Orient.

Donald Trump accentue la pression sur Téhéran

Cette initiative diplomatique intervient après les nouvelles déclarations du président américain Donald Trump, qui a accusé dimanche l’Iran d’être responsable du blocage des négociations engagées après le conflit déclenché fin février.

Le président américain a affirmé que Téhéran revenait régulièrement sur les engagements conclus et a averti que le temps disponible pour parvenir à un accord “se réduisait rapidement”.

Washington a également évoqué la possibilité de nouvelles frappes contre l’Iran en cas d’échec du processus diplomatique.

Les craintes autour du détroit d’Ormuz

Les capitales arabes redoutent particulièrement les conséquences économiques d’une escalade militaire dans le Golfe.

Le Caire a notamment alerté sur les risques liés à une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent environ 20 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz.

Une perturbation du trafic maritime dans cette zone pourrait provoquer de fortes secousses sur les marchés énergétiques internationaux et accentuer les tensions économiques mondiales.

Les responsables arabes ont enfin averti qu’une confrontation ouverte risquerait de plonger l’ensemble de la région dans une nouvelle phase de chaos aux répercussions internationales.

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