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Washington et Téhéran tentent de finaliser un accord pour éviter une reprise de la guerre

24 mai 2026 - 11:09

Les discussions entre les États-Unis et l’Iran progressent autour d’un compromis portant sur le détroit d’Ormuz et le maintien de la trêve, tandis que la question nucléaire reste provisoirement suspendue.

Les États-Unis et l’Iran semblent se rapprocher d’un accord destiné à consolider le cessez-le-feu en vigueur depuis avril et à éviter une nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé qu’une annonce pourrait intervenir « dans les prochaines heures », tout en reconnaissant que le dossier le plus sensible — le programme nucléaire iranien — ne serait pas réglé dans cette première phase de négociations.

La veille, Donald Trump avait déclaré que l’accord était « largement négocié » et qu’il inclurait notamment la réouverture du détroit stratégique d’Ormuz, fortement perturbé depuis les frappes israélo-américaines du 28 février ayant déclenché le conflit.

Menées sous médiation pakistanaise, les discussions traduisent les tensions entre deux approches divergentes : d’un côté, la volonté américaine de stabiliser rapidement la région ; de l’autre, les pressions israéliennes en faveur d’une ligne plus offensive face à Téhéran.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmail Baqai, a confirmé qu’un mémorandum d’entente était en cours de finalisation, tout en précisant que les « questions fondamentales », notamment le nucléaire, restaient en dehors de cette étape des discussions.

Selon plusieurs médias américains, un futur cycle de négociations devrait porter sur le devenir des stocks iraniens d’uranium enrichi, considérés par Washington et Israël comme un risque stratégique majeur.

La chaîne CBS News et le Wall Street Journal évoquent également un possible déblocage partiel des avoirs iraniens détenus à l’étranger ainsi qu’une prolongation des négociations pour une durée supplémentaire de trente jours.

De son côté, l’agence iranienne Fars affirme qu’un allègement temporaire des sanctions sur le pétrole, le gaz et les produits pétrochimiques pourrait accompagner cette phase de dialogue, offrant une bouffée d’oxygène à l’économie iranienne.

Malgré ces avancées, l’équilibre demeure extrêmement fragile. Donald Trump a lui-même estimé à « 50-50 » les chances d’aboutir à un accord durable, tandis que le président du Parlement iranien, Mohamad Baqer Qalibaf, a promis une riposte « écrasante » en cas de reprise des offensives américaines.

Après plus d’un mois de guerre ayant provoqué des milliers de morts et de lourdes perturbations économiques mondiales, les pays du Golfe multiplient désormais les appels à une solution diplomatique rapide.

Lors d’un échange téléphonique avec Donald Trump, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, a exhorté les parties à « privilégier les solutions pacifiques », illustrant les inquiétudes croissantes des monarchies du Golfe face au risque d’embrasement régional.

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