L’activiste espagnole Filipa Velázquez a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle mettait un terme à son soutien au Front Polisario, estimant avoir consacré « trop de temps » à une cause qui, selon elle, ne concerne pas les intérêts de l’Espagne.
Dans un long message publié sur son compte, elle affirme avoir profondément revu ses priorités. Elle explique que la situation au Sahara ne justifie plus, à ses yeux, un engagement militant aussi important et estime que l’énergie des citoyens espagnols devrait être consacrée avant tout aux défis auxquels leur propre pays est confronté.
« Je reconnais que je perdais mon temps à défendre des causes qui ne m’appartiennent pas, notamment celle du Sahara occidental », écrit-elle, ajoutant que les ressources et les efforts de l’Espagne doivent bénéficier en priorité à ses citoyens et à sa jeunesse.

Filipa Velázquez remercie également le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, pour ce qu’elle qualifie de « décision sage » d’avoir retiré le soutien de Madrid au Front Polisario et d’avoir adopté une nouvelle approche sur la question du Sahara, en faveur d’une solution fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc.
Dans sa publication, l’activiste critique également certains soutiens étrangers du Polisario qui, selon elle, reprochent à l’Espagne son changement de position tout en n’assumant pas eux-mêmes les conséquences de leur engagement. « S’ils se considèrent plus courageux, qu’ils agissent eux-mêmes », écrit-elle.
Les photographies accompagnant son message illustrent l’évolution de son parcours militant. L’une la montre lors d’une manifestation de soutien à la Palestine, tandis que l’autre la présente aux côtés de personnes brandissant des drapeaux du Front Polisario. Elle les publie comme le symbole d’une page qu’elle dit désormais avoir définitivement tournée, au profit d’un engagement centré sur les intérêts nationaux de l’Espagne.