Le recul des cours mondiaux du pétrole pourrait entraîner une nouvelle diminution des prix des carburants au Maroc dès la semaine prochaine, dans un contexte marqué par les négociations autour du dossier iranien et l’apaisement relatif des tensions énergétiques internationales.
Les prix des carburants au Maroc devraient enregistrer une nouvelle baisse à partir de la semaine prochaine, coïncidant avec la fin des vacances de l’Aïd al-Adha, alors que les marchés pétroliers internationaux poursuivent leur tendance baissière après plusieurs semaines de fortes fluctuations.
Selon des sources concordantes, cette diminution concernera principalement le gasoil, dont le prix pourrait reculer d’environ 50 centimes par litre, sous réserve de la fixation définitive des nouveaux tarifs par les sociétés de distribution.
En revanche, l’évolution des prix de l’essence reste encore incertaine. Ce carburant avait connu une hausse d’environ 52 centimes à la mi-mai, dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques mondiaux.
Cette nouvelle orientation du marché intervient alors que les prix du pétrole brut connaissent un repli progressif sous l’effet de développements géopolitiques liés au dossier iranien. Les déclarations du président américain Donald Trump sur la proximité d’un accord avec l’Iran ont contribué à rassurer partiellement les marchés.
Parmi les éléments les plus suivis figure la perspective d’une réouverture complète du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième de l’approvisionnement pétrolier mondial. Toute détente dans cette zone sensible influence directement les prix internationaux de l’énergie et, par ricochet, ceux des carburants au Maroc.
Pour les consommateurs marocains, cette éventuelle baisse représente un soulagement relatif après plusieurs mois de pression sur le pouvoir d’achat, particulièrement dans les secteurs fortement dépendants du transport routier et du gasoil, comme l’agriculture, la logistique ou le transport de marchandises.
La question des carburants reste par ailleurs l’un des sujets économiques les plus sensibles au Maroc depuis la libéralisation du secteur, les fluctuations internationales ayant un impact immédiat sur les prix à la pompe et sur le coût général de la vie.
Même limitée, cette nouvelle baisse pourrait donc avoir un effet psychologique important à l’approche de la saison estivale, période marquée traditionnellement par une forte mobilité intérieure et une hausse de la consommation énergétique.