Le pape Léon XIV a nommé la Mexicaine María Montserrat Alvarado à la tête du Dicastère pour la Communication. Une décision historique qui fait d’elle la première femme laïque à diriger un département de la Curie romaine et qui s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le pape François pour renforcer la place des femmes au sein des institutions du Vatican.
Cité du Vatican – Le pape Léon XIV a franchi une nouvelle étape dans le processus de modernisation de la gouvernance de l’Église catholique en nommant la Mexicaine María Montserrat Alvarado préfète du Dicastère pour la Communication, l’un des organismes les plus stratégiques du Saint-Siège.
Cette nomination, qui prendra effet le 1er novembre prochain, marque une première historique : jamais une femme laïque n’avait été appelée à diriger un dicastère de la Curie romaine, l’administration centrale du Vatican.
Actuelle présidente et directrice des opérations d’EWTN News, l’un des principaux réseaux médiatiques catholiques au monde, María Montserrat Alvarado est reconnue pour son expérience dans les domaines de la communication institutionnelle, du journalisme et de la gestion des médias. Née à Mexico et formée aux États-Unis, elle a construit une carrière internationale au service de l’information religieuse.
Le Dicastère pour la Communication supervise l’ensemble de l’appareil médiatique du Saint-Siège, notamment Vatican News, Radio Vatican, le Centre de télévision du Vatican, la Salle de presse du Saint-Siège ainsi que les plateformes numériques destinées à une audience mondiale.
María Montserrat Alvarado succédera à l’Italien Paolo Ruffini, nommé en 2018 par le pape François comme premier laïc à la tête d’un dicastère. Son arrivée confirme la volonté du nouveau souverain pontife de poursuivre l’ouverture engagée ces dernières années au sein des structures vaticanes.
Dans une déclaration relayée par Vatican News, la future préfète a affirmé accueillir cette mission « avec un sincère désir de servir le Saint-Père au début de son pontificat ».
Cette nomination s’inscrit dans un mouvement plus large visant à accroître la présence des femmes dans les postes de responsabilité de l’Église. Durant les dernières années de son pontificat, François avait multiplié les nominations féminines à des fonctions de premier plan, dénonçant à plusieurs reprises les résistances culturelles et les réflexes de domination masculine au sein de certaines structures ecclésiales.
Parmi les avancées les plus marquantes figurent la nomination de sœur Raffaella Petrini à la présidence du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican et celle de sœur Simona Brambilla à la tête du dicastère chargé de la vie consacrée.
Si l’accès des femmes au sacerdoce demeure exclu dans la doctrine catholique, leur participation aux instances décisionnelles du Vatican n’a cessé de progresser au cours de la dernière décennie.
Le choix d’une personnalité latino-américaine reflète également le poids croissant de cette région au sein de l’Église catholique mondiale. L’Amérique latine regroupe aujourd’hui près de 40 % des fidèles catholiques dans le monde et constitue l’un des principaux pôles démographiques du catholicisme contemporain.