L’activité du crédit bancaire poursuit sa progression au Maroc. À fin avril 2026, l’encours global des prêts accordés par les banques a dépassé 1.246 milliards de dirhams, porté notamment par une nette reprise des financements destinés à l’investissement productif des entreprises.
L’encours des crédits bancaires au Maroc a atteint 1.246,8 milliards de dirhams à la fin des quatre premiers mois de 2026, enregistrant une hausse annuelle de 7,8 %, selon les dernières données publiées par Bank Al-Maghrib.
Cette évolution confirme la dynamique observée depuis plusieurs mois dans le financement de l’économie nationale, aussi bien auprès des entreprises que des ménages.
Selon la banque centrale, les crédits accordés aux agents non financiers ont progressé de 8,1 % sur un an, tandis que ceux destinés aux agents financiers ont augmenté de 6,2 %.
L’investissement des entreprises retrouve de la vigueur
Le signal le plus marquant concerne les entreprises privées non financières, dont les financements bancaires ont progressé de 6,4 %.
Cette hausse est principalement tirée par les crédits d’équipement, qui enregistrent une croissance remarquable de 14,5 %. Une évolution qui traduit une reprise des projets d’investissement dans plusieurs secteurs de l’économie marocaine, à l’approche de grands chantiers structurants liés notamment à l’industrialisation, aux infrastructures et aux préparatifs des échéances internationales à venir.
Les crédits à la promotion immobilière ont également augmenté de 7 %, tandis que les facilités de trésorerie ont progressé de 3,4 %, signe d’une activité économique plus soutenue.
Les ménages continuent d’emprunter
Du côté des particuliers, les crédits aux ménages affichent une hausse annuelle de 3,6 %.
Les prêts à l’habitat poursuivent leur progression avec une augmentation de 3 %, reflétant une certaine résilience du marché immobilier résidentiel malgré un contexte économique encore marqué par les effets de l’inflation des dernières années.
Les crédits à la consommation enregistrent quant à eux une croissance de 4,8 %, témoignant du maintien de la demande des ménages et d’un retour progressif de la confiance.
Un indicateur suivi de près
Pour les économistes, l’évolution du crédit bancaire constitue l’un des principaux baromètres de la santé économique du pays. Une hausse des crédits d’équipement est généralement interprétée comme un signe positif, traduisant la volonté des entreprises d’investir et d’anticiper une croissance future de leur activité.
Dans un contexte marqué par les défis liés à la gestion de l’eau, à la transition énergétique et aux investissements stratégiques engagés par le Royaume, la progression du financement bancaire apparaît comme un indicateur encourageant pour les perspectives économiques du Maroc en 2026.