L’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) a signé lundi à Bâle un accord de coopération avec l’Institut de Bâle sur la gouvernance, l’un des centres de référence mondiaux dans les domaines de la transparence, de la bonne gouvernance et du recouvrement des avoirs illicites.
L’accord a été paraphé par le président de l’Instance, Mohamed Benalilou, et la directrice exécutive de l’institut, Elisabeth Andersen, en présence de Peter Maurer, en marge de la sixième édition de la Conférence internationale sur l’action collective, organisée du 8 au 10 juin sous le thème : « Diriger avec intégrité dans un monde en mutation ».
Corruption, avoirs illicites et gouvernance
Cette coopération vise à instaurer un cadre institutionnel de collaboration dans plusieurs domaines stratégiques, notamment :
-le diagnostic comportemental de la corruption ;
-le recouvrement des avoirs issus de la criminalité financière ;
-le développement d’initiatives d’action collective dans les secteurs exposés aux risques de corruption ;
-l’échange d’expertises et de bonnes pratiques ;
-la formation et le renforcement des capacités institutionnelles.
Selon l’Instance, ce partenariat s’inscrit dans sa stratégie d’ouverture sur les centres internationaux d’excellence afin de bénéficier des approches les plus avancées en matière d’intégrité, de transparence et de lutte contre la corruption.
Le Maroc présente son expérience
La conférence a réuni plus de 150 experts, responsables gouvernementaux, représentants d’organisations internationales, acteurs de la société civile et entreprises venus de plusieurs pays.
Les débats ont porté sur la promotion de l’intégrité dans le monde des affaires, les mécanismes de coopération contre la corruption, l’apport des technologies numériques à la transparence ainsi que l’évaluation de l’impact des initiatives collectives sur la réduction des risques de corruption.
Le rendez-vous a également permis au Maroc de présenter son expérience nationale. Lors d’une session consacrée aux liens entre lutte contre la corruption et protection des droits humains, un représentant de l’Instance a mis en avant les efforts du Royaume pour renforcer la complémentarité entre les mécanismes de défense des droits fondamentaux et les politiques de prévention de la corruption.

Un partenaire de référence mondiale
Basé en Suisse, l’Institut de Bâle sur la gouvernance est considéré comme l’une des institutions internationales les plus influentes dans les domaines de la gouvernance, de la lutte contre la corruption et du recouvrement des avoirs détournés. Il accompagne de nombreux gouvernements, institutions publiques et acteurs privés dans l’élaboration de politiques d’intégrité et de transparence.