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Mondial 2026 : la FIFA se défend face à la polémique des visas refusés

11 juin 2026 - 12:39

 À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA se retrouve confrontée à un sujet qui n’a rien de sportif : les restrictions d’entrée imposées par les États-Unis à plusieurs membres de délégations officielles. Face aux critiques, son président Gianni Infantino assure que l’organisation ne dispose d’aucun pouvoir sur les décisions souveraines des États en matière de visas.

Le dirigeant de la FIFA a été interrogé mercredi sur le refus d’entrée opposé à l’arbitre somalien Omar Artan ainsi qu’à certains membres du staff de la sélection iranienne. Des cas qui ont ravivé les interrogations sur l’impact de la politique migratoire américaine sur le déroulement du tournoi.

« Nous essayons de trouver des solutions lorsque des problèmes se présentent, mais nous devons respecter les décisions des gouvernements », a déclaré Infantino lors d’une conférence de presse organisée au stade Azteca de Mexico, où débute la compétition.

Selon lui, la FIFA reste avant tout une organisation sportive et ne peut imposer ses décisions aux autorités nationales chargées du contrôle des frontières.

Un Mondial sous tension géopolitique

L’édition 2026 est la première de l’histoire à être organisée conjointement par trois pays : le Mexique, les États-Unis et le Canada. Elle marque également l’entrée dans une nouvelle dimension avec 48 équipes participantes et 104 rencontres réparties sur six semaines.

Mais avant même le premier coup de sifflet, plusieurs controverses ont éclipsé l’aspect sportif. Outre la question des visas, les prix élevés de certains billets et les tensions diplomatiques liées à certains pays qualifiés alimentent les débats.

La situation de l’Iran concentre particulièrement l’attention. Si les joueurs et les entraîneurs ont obtenu les autorisations nécessaires pour se rendre aux États-Unis, plusieurs autres membres de la délégation ont vu leur demande rejetée. Washington justifie ces refus par des considérations de sécurité nationale.

De son côté, la Somalie figure parmi les pays concernés par les restrictions de voyage instaurées par l’administration américaine.

La politique s’invite dans le football

Cette affaire illustre les limites de l’universalité revendiquée par les grandes compétitions internationales lorsque celles-ci se déroulent dans un contexte géopolitique tendu.

Alors que la FIFA défend depuis longtemps l’idée d’un football capable de transcender les frontières, la réalité rappelle que l’organisation dépend des politiques migratoires, diplomatiques et sécuritaires des pays hôtes.

« Les visas, les billets ou les questions liées à l’Iran ne relèvent pas du football », a insisté Infantino, regrettant que ces sujets aient éclipsé les préparatifs du tournoi.

Des critiques aussi sur le prix des billets

Le président de la FIFA a également répondu aux critiques concernant le coût de certaines places, dont les tarifs atteignent plusieurs dizaines de milliers de dollars pour les rencontres les plus prestigieuses.

Il a toutefois défendu la politique tarifaire de l’organisation, affirmant que les prix d’entrée les plus bas restent inférieurs à ceux pratiqués dans plusieurs grands événements sportifs organisés en Amérique du Nord.

Alors que le Mondial s’apprête à entrer dans sa phase sportive, la FIFA espère désormais que l’attention se déplacera des controverses diplomatiques vers les terrains. Mais les premières heures de la compétition montrent déjà que le football mondial évolue de plus en plus dans un environnement où sport, politique et sécurité sont devenus difficiles à dissocier.

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