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Colombie : le président élu annonce une rupture avec Cuba et le Nicaragua et ferme plusieurs ambassades, dont celle d’Algérie

27 juillet 2026 - 13:49

Le président élu de Colombie, Abelardo de la Espriella, a annoncé qu’il romprait les relations diplomatiques avec Cuba et le Nicaragua dès son entrée en fonction, le 7 août prochain, tout en engageant une vaste restructuration du réseau diplomatique colombien qui prévoit notamment la fermeture de l’ambassade de Colombie en Algérie.

« Dans mon gouvernement, il n’y aura aucun lien avec les tyrannies », a déclaré le dirigeant conservateur sur les réseaux sociaux, confirmant que les relations diplomatiques seront officiellement interrompues avec La Havane et Managua, qu’il accuse de représenter des régimes autoritaires.

Le futur chef de l’État a également annoncé la fermeture de 15 consulats et de 14 ambassades à travers le monde, invoquant des impératifs budgétaires et la volonté de réorienter les ressources vers les priorités nationales, notamment la sécurité.

Parmi les représentations diplomatiques concernées figure l’ambassade de Colombie en Algérie, aux côtés de celles situées en Haïti, à la Barbade, en Hongrie, au Sénégal, en Éthiopie et en Afrique du Sud. Dans plusieurs pays européens, dont la France et l’Italie, les représentations diplomatiques seront fusionnées afin de rationaliser les dépenses de l’État.

Soutenu durant sa campagne par le président américain Donald Trump, Abelardo de la Espriella a fait de la révision de la politique étrangère l’un des axes majeurs de son futur mandat. Il prévoit également de rouvrir une mission diplomatique colombienne à Jérusalem et de suspendre le projet de transfert de l’ambassade de Colombie dans les territoires palestiniens, une décision engagée par le président sortant Gustavo Petro.

La fermeture de l’ambassade colombienne en Algérie s’inscrit dans cette réorganisation du réseau diplomatique voulue par le nouveau pouvoir. Présentée comme une mesure d’économie, cette décision marque également une redéfinition des priorités diplomatiques de Bogota et pourrait réduire les échanges politiques bilatéraux entre les deux pays.

L’annonce intervient dans un contexte de profond changement d’orientation de la politique étrangère colombienne, après l’élection serrée d’Abelardo de la Espriella, qui entend renforcer les liens avec Washington tout en rompant avec plusieurs

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