Le déficit de liquidité du système bancaire marocain a poursuivi sa progression au cours de la période allant du 11 au 18 juin, atteignant en moyenne 156,6 milliards de dirhams, selon les dernières données publiées par le centre de recherche BMCE Capital Global Research (BKGR).
Dans sa note hebdomadaire Fixed Income Weekly, l’institution indique que cette légère aggravation du déficit intervient alors même que les avances à sept jours de Bank Al-Maghrib ont diminué de 11,6 milliards de dirhams, pour s’établir à 43,8 milliards de dirhams.
Parallèlement, les placements du Trésor ont enregistré une progression notable. Le montant maximal des interventions quotidiennes est ainsi passé de 23,9 milliards à 33,4 milliards de dirhams en l’espace d’une semaine.
Sur le marché monétaire, le taux moyen pondéré est demeuré stable à 2,25 %, tandis que l’indice MONIA (Moroccan Overnight Index Average), principal taux de référence du marché monétaire marocain, s’est établi à 2,234 % au 16 juin.
Selon les anticipations de BKGR, Bank Al-Maghrib devrait intensifier ses interventions au cours des prochaines semaines afin d’accompagner les besoins de financement des banques. La Banque centrale devrait ainsi porter le volume de ses avances à sept jours à 53,9 milliards de dirhams, contre 43,8 milliards précédemment.
Cette évolution reflète la persistance des tensions de liquidité sur le marché bancaire, dans un contexte où les autorités monétaires poursuivent leur stratégie de régulation afin de préserver la stabilité des taux d’intérêt et le bon fonctionnement du système financier.