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Iran : Pékin réplique à Trump et juge que « les sanctions ne sont pas la solution »

20 août 2026 - 08:56

La Chine a rejeté jeudi la nouvelle offensive économique annoncée par le président américain Donald Trump contre l’Iran, appelant les parties concernées à privilégier une issue politique et diplomatique.

« Les sanctions et la pression ne sont pas la solution », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors de son point de presse régulier. Pékin appelle les différents protagonistes à prendre des « mesures responsables » afin de favoriser un règlement par le dialogue.

Cette réaction intervient après l’annonce par Donald Trump de ce qu’il présente comme l’opération économique « la plus écrasante » jamais engagée contre un pays. Le président américain a promis d’imposer à l’Iran une guerre économique et un isolement d’une ampleur sans précédent.

Trump a également menacé de « lourdes conséquences économiques » tout pays dont les banques, les entreprises, les aéroports ou les organismes publics offriraient une quelconque aide à Téhéran.

La campagne envisagée par Washington doit notamment viser la contrebande de pétrole, les échanges de devises, les transferts d’espèces, les bureaux de change, l’immatriculation de navires et les sociétés-écrans utilisées pour contourner les restrictions américaines.

Le président américain n’a toutefois précisé ni la nature des représailles annoncées ni les pays susceptibles d’être visés. Son avertissement laisse entrevoir un renforcement des sanctions secondaires, qui permettraient à Washington de pénaliser les entreprises et les institutions étrangères continuant à commercer avec l’Iran.

Sans être directement nommée par Trump, la Chine apparaît comme l’un des pays les plus concernés. Elle constitue l’un des principaux débouchés du pétrole iranien et reste un partenaire économique essentiel de Téhéran.

Interrogé sur les conséquences éventuelles de l’offensive américaine pour les intérêts chinois, Lin Jian n’a pas indiqué comment Pékin réagirait si des banques ou des entreprises chinoises venaient à être sanctionnées.

L’annonce de Trump intervient alors que les tensions restent fortes dans le Golfe et que les précédentes tentatives de trêve n’ont pas permis de parvenir à un règlement durable. Washington cherche désormais à assécher les revenus pétroliers et les circuits financiers iraniens, tandis que la situation dans le détroit d’Ormuz continue de perturber les échanges énergétiques.

La stratégie américaine risque ainsi d’élargir le bras de fer au-delà de l’Iran. Une application des mesures contre des acteurs économiques chinois pourrait ouvrir un nouveau contentieux entre Washington et Pékin, avec des répercussions potentielles sur le commerce international et les marchés de l’énergie.

La Chine réaffirme pour l’heure son opposition aux sanctions unilatérales et privilégie la désescalade. Elle laisse néanmoins sans réponse la question centrale : jusqu’où est-elle prête à aller pour préserver ses échanges avec Téhéran face aux menaces américaines ?

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