>

Trump annonce une rencontre avec Kim Jong-un cette année, sans confirmation de Pyongyang

20 août 2026 - 09:17

Le président américain Donald Trump a affirmé qu’il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avant la fin de l’année, dans l’espoir de relancer une diplomatie personnelle qui avait donné lieu à trois rencontres historiques durant son premier mandat, sans déboucher sur un accord durable concernant le programme nucléaire de Pyongyang.

« Oui, je vais le rencontrer », a répondu Trump à des journalistes à la Maison-Blanche. Il n’a précisé ni la date ni le lieu de cette éventuelle rencontre.

L’annonce américaine n’a pas encore été confirmée par la Corée du Nord. Kim Yo-jong, l’influente sœur du dirigeant nord-coréen, a affirmé ne pas avoir connaissance de contacts récents entre les deux hommes.

Elle a néanmoins souligné que son frère gardait « un bon souvenir et une bonne impression » de Trump et que leur relation personnelle restait « excellente ». Ce mélange de démenti et de propos conciliants laisse une ouverture diplomatique, mais montre qu’une éventuelle rencontre demeure au stade des intentions.

Le mystère des « 57 armes nucléaires »

Trump a également affirmé que la Corée du Nord possédait « 57 armes nucléaires très puissantes ». Ce chiffre inhabituellement précis interpelle, les autorités américaines ne publiant pas d’inventaire officiel de l’arsenal nord-coréen.

Les évaluations disponibles divergent fortement. Plusieurs organismes indépendants estiment que Pyongyang pourrait disposer de 50 à 90 ogives, tandis que le ministre sud-coréen de la Défense, Ahn Gyu-back, a avancé une fourchette comprise entre 80 et 120.

Il s’agit toutefois d’estimations et non de données vérifiées. La Corée du Nord maintient le secret sur la taille et la composition de son arsenal, ce qui impose de considérer ces chiffres avec prudence.

Des exercices militaires écourtés

L’annonce de Trump intervient après la décision américaine de réduire sensiblement les exercices militaires annuels Ulchi Freedom Shield organisés avec la Corée du Sud. Les manœuvres doivent s’achever vendredi, soit six jours plus tôt que prévu, sur proposition de Washington.

Pyongyang présente régulièrement ces exercices comme la répétition générale d’une invasion. Kim Yo-jong a cependant minimisé la portée de leur réduction, estimant qu’une durée plus courte ne changeait rien à leur nature « provocatrice et agressive ».

La décision de Trump soulève parallèlement des interrogations en Corée du Sud. Ces manœuvres constituent un élément important de la préparation défensive commune. Leur réduction peut être interprétée comme un geste d’apaisement, mais elle risque également de fragiliser la confiance entre Washington et Séoul si elle devient une monnaie d’échange diplomatique décidée sans concertation suffisante.

Trump et Kim s’étaient rencontrés à Singapour en 2018, à Hanoï en 2019, puis dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées. Ces sommets avaient temporairement réduit les tensions, mais les négociations avaient finalement échoué sur la question du démantèlement nucléaire et de la levée des sanctions.

Une nouvelle rencontre replacerait la diplomatie personnelle au cœur du dossier nord-coréen. Encore faut-il que Pyongyang accepte formellement le rendez-vous et que les deux parties s’entendent sur ce qu’elles sont réellement disposées à négocier.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *