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Maroc : quatre petits partis unissent leurs six députés dans un groupe parlementaire commun

04 octobre 2026 - 16:49

La nouvelle Chambre des représentants commence à se structurer après les législatives du 23 septembre. Quatre formations disposant d’une représentation limitée ont décidé de réunir leurs six députés au sein d’un même groupe parlementaire. Une alliance destinée à dépasser leur faible poids numérique individuel et à peser davantage sur le travail législatif, le contrôle de l’action publique et les débats sociaux.

À peine issue des élections législatives du 23 septembre, la nouvelle Chambre des représentants voit apparaître un premier regroupement entre formations minoritaires. Le Front des forces démocratiques (FFD), le Parti de l’Équité, le Parti des néo-démocrates et le Parti de l’Unité et de la Démocratie ont annoncé la constitution d’un groupe parlementaire commun réunissant leurs six élus.

L’accord a été conclu à l’issue de consultations entre les directions des quatre formations et officialisé dans un communiqué daté du 3 octobre. Le FFD et le Parti de l’Équité disposent chacun de deux sièges, tandis que le Parti des néo-démocrates et le Parti de l’Unité et de la Démocratie comptent chacun un député. L’ensemble représente ainsi six des 395 sièges de la Chambre, soit environ 1,5 % de l’hémicycle.

Transformer six sièges en une force parlementaire

L’intérêt de l’initiative dépasse cependant l’arithmétique. Isolées, ces quatre formations disposent d’une marge de manœuvre réduite. Leur regroupement vise précisément à mutualiser leurs moyens politiques et parlementaires afin de renforcer leur capacité d’initiative.

Les quatre partis affirment vouloir dépasser la simple « logique des chiffres » et les formes traditionnelles de l’action parlementaire. Leur ambition affichée est de développer des initiatives législatives communes, de renforcer le contrôle des politiques publiques et de porter des propositions susceptibles de traduire les préoccupations sociales en politiques concrètes.

Le nouvel ensemble entend notamment mettre l’accent sur la consolidation de l’État social, la défense de la dignité des citoyens et l’amélioration du travail législatif et de contrôle.

L’un de ses députés, Abdelaziz Barik, élu dans la circonscription de Midelt sous les couleurs du Parti de l’Unité et de la Démocratie, a également indiqué que cette coordination devait permettre de donner davantage de visibilité parlementaire aux problématiques des territoires de montagne, à travers les questions, propositions et initiatives législatives.

Une réponse à la fragmentation des petites formations

Cette alliance constitue surtout une tentative de résoudre l’un des handicaps traditionnels des partis disposant d’une faible représentation : leur difficulté à transformer quelques sièges en capacité réelle d’intervention dans une Chambre dominée par des formations beaucoup plus importantes.

En coordonnant leurs députés, les quatre partis cherchent donc à obtenir une visibilité supérieure à celle que leur conférerait leur poids électoral pris séparément. Certaines sources marocaines indiquent que le regroupement prendra le nom de « L’Option démocratique », traduction de Al-Khiyar Al-Dimocrati.

La démarche intervient alors que la nouvelle carte parlementaire issue du scrutin du 23 septembre continue de se recomposer et que les différentes forces politiques définissent leur positionnement pour la nouvelle législature.

Pour les quatre petites formations, le pari est clair : faire de six députés issus de quatre partis non pas quatre représentations marginales, mais une seule capacité d’initiative parlementaire.

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