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Les prix alimentaires mondiaux progressent de 1,5 %, tirés par les céréales et le sucre

06 octobre 2026 - 07:41

L’indice FAO des prix alimentaires a de nouveau progressé en septembre pour atteindre 136 points en moyenne, soit une hausse de 1,5 % par rapport à août et de 5,8 % sur un an. Les céréales et le sucre enregistrent les augmentations les plus marquées, sur fond de perturbations du transport international et d’aléas climatiques. Une évolution particulièrement sensible pour les pays dépendants des importations, dont le Maroc.

Les prix alimentaires mondiaux ont poursuivi leur progression en septembre. L’indice établi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a atteint une moyenne de 136 points, contre 134 points en août après révision.

La hausse atteint 1,5 % en un mois et 5,8 % par rapport à septembre 2025. La FAO explique cette évolution par la convergence de plusieurs facteurs : perturbations des grandes routes commerciales, pressions sur les coûts énergétiques et conditions météorologiques défavorables dans plusieurs régions productrices.

Forte poussée des céréales

Les céréales ont progressé de 5,1 % en septembre et affichent désormais des prix supérieurs de 17,2 % à ceux enregistrés un an auparavant.

Le blé s’est renchéri de 6,3 % par rapport à août, tandis que le maïs a progressé de 5,6 %. Le riz a connu une augmentation plus limitée, de 1,4 %.

L’évolution des céréales constitue l’un des principaux points de vigilance en raison de leur poids dans l’alimentation mondiale, mais aussi de leur influence sur de nombreuses autres filières agroalimentaires.

Le sucre bondit de 6,1 %

Le sucre enregistre la plus forte progression mensuelle, avec une hausse de 6,1 % par rapport à août. La FAO explique cette poussée par les perspectives d’un resserrement des disponibilités mondiales pendant la campagne 2026-2027.

Les huiles végétales ont également progressé, mais dans des proportions plus limitées, avec une hausse mensuelle de 0,9 %.

Tous les produits alimentaires ne suivent cependant pas la même tendance. Les prix de la viande ont reculé de 1,1 %, atténuant partiellement la progression générale de l’indice.

Ormuz, mer Noire et climat : une combinaison sous surveillance

Au-delà des variations de chaque produit, la FAO s’inquiète surtout de la multiplication simultanée des sources de tension.

Les perturbations affectant le transport dans le détroit d’Ormuz et en mer Noire se conjuguent aux chocs climatiques et aux pressions exercées sur les prix de l’énergie et du fret.

L’économiste en chef de la FAO, Máximo Torero, constate ainsi une hausse persistante et de plus en plus généralisée des prix mondiaux des matières premières. Si ces tensions perdurent, elles pourraient rapidement se transmettre aux prix alimentaires payés par les consommateurs.

Le Maroc attentif à l’évolution des marchés

Cette situation revêt une importance particulière pour les économies dépendantes des importations de produits alimentaires et énergétiques. Le Maroc est directement concerné par l’évolution des marchés céréaliers internationaux, notamment en raison de ses besoins d’approvisionnement extérieur en blé.

Une augmentation prolongée des cours mondiaux des céréales, combinée à la hausse du fret et de l’énergie, peut alourdir la facture des importations. Son éventuelle répercussion sur les consommateurs marocains dépend toutefois de plusieurs facteurs, notamment des prix d’achat, du coût du transport, des taux de change et des mécanismes nationaux de régulation.

La hausse de l’indice FAO ne signifie donc pas mécaniquement une augmentation identique des prix dans les commerces marocains. Elle constitue néanmoins un indicateur à surveiller, particulièrement lorsque les céréales enregistrent une progression de 5,1 % en un seul mois.

La trajectoire des marchés internationaux au cours des prochaines semaines permettra de déterminer si le mouvement observé en septembre reste ponctuel ou s’installe plus durablement dans les prix alimentaires

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