À la suite du discours royal du 30 juillet, les plus hautes autorités sécuritaires et administratives du Maroc se sont réunies à Tétouan pour jeter les bases d’un nouveau cycle de développement intégré, alliant réforme territoriale, échéances électorales et consolidation de la sécurité intérieure.
Réunis à Tétouan, sous l’égide du ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, les responsables territoriaux et sécuritaires du Royaume ont engagé une réflexion stratégique sur les suites à donner aux Hautes Orientations du roi Mohammed VI. Le discours royal du 30 juillet a mis en lumière l’urgence d’un redéploiement territorial plus équitable et d’une gouvernance locale fondée sur les résultats. Dans cette perspective, la rencontre de Tétouan a constitué un moment clé de coordination intersectorielle et d’engagement partagé entre l’administration centrale, les walis et les gouverneurs.
Plus qu’une simple réunion administrative, cet échange de haut niveau a permis de poser les jalons d’un modèle territorial renouvelé, fondé sur l’intégration des dimensions économiques, sociales, sécuritaires et environnementales. Les débats ont porté notamment sur la déclinaison opérationnelle des projets de développement à l’échelle régionale, dans un souci d’adaptabilité aux spécificités locales. Les acteurs présents ont souligné l’importance de renforcer les mécanismes de coordination horizontale entre ministères, tout en consolidant l’autonomie et les capacités d’initiative des régions.
La question électorale a été abordée comme l’un des piliers essentiels de cette dynamique. À l’approche des prochaines échéances, les autorités ont réitéré leur engagement en faveur d’un processus transparent, crédible et inclusif. Le ministère de l’Intérieur a insisté sur la nécessité d’associer les partis politiques dès les premières phases de préparation, dans un climat d’écoute, de confiance et de responsabilité partagée.
Sur le plan sécuritaire, le ministre Laftit, accompagné du directeur général de la Sûreté nationale Abdellatif Hammouchi, du chef de la Gendarmerie royale Mohamed Haramou et du directeur général des Études et de la Documentation Yassine Mansouri, a souligné le rôle fondamental des forces de l’ordre dans la préservation de la stabilité. Les menaces régionales, les flux migratoires, la lutte contre les réseaux criminels et la prévention des radicalisations ont été évoqués comme autant de défis à intégrer dans les politiques publiques territoriales.
La gestion durable de l’eau, le développement des zones rurales et la lutte contre les inégalités sociales figurent également parmi les priorités exprimées. L’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) demeure à ce titre un levier central pour assurer l’accès équitable aux services et stimuler la participation citoyenne.
À travers cette rencontre, le Maroc confirme sa volonté de faire émerger une gouvernance territoriale plus proactive, alignée sur les mutations sociales et les attentes des citoyens. Le pari est ambitieux : transformer les institutions locales en moteurs de justice spatiale, de croissance inclusive et de résilience nationale.