Une vaste zone de hautes pressions stationnaire piège l’air chaud près de la surface et provoque une canicule intense en Espagne, France, Italie, Portugal et même au Royaume-Uni. Les températures dépassent les records saisonniers, mettant à rude épreuve les systèmes de santé et les infrastructures.
Depuis plusieurs jours, ce « dôme de chaleur » maintient un temps sec et étouffant sur la moitié sud du continent. En Espagne, l’Andalousie et la côte méditerranéenne connaissent des pointes supérieures à 40 °C. En France, le sud-est et la vallée du Rhône subissent des journées à 38–39 °C. En Italie, Rome et sa région sont placées en alerte, tandis qu’au Royaume-Uni les 35 °C sont franchis, un niveau rare sur les îles britanniques.
Les climatologues rappellent que ce phénomène, autrefois exceptionnel, gagne en intensité et en fréquence à cause du réchauffement climatique. Les sols asséchés par la sécheresse renvoient la chaleur, accentuant l’effet de fournaise. Les vagues de chaleur prolongées exposent particulièrement les populations vulnérables, aggravant les risques sanitaires et économiques.
Au Maroc, où certaines villes connaissent déjà des étés extrêmes, cette situation en Europe sonne comme un avertissement. Les deux rives de la Méditerranée partagent désormais des défis communs : protéger les populations, adapter les infrastructures et développer des stratégies de résilience climatique.
La solidarité climatique euro-méditerranéenne pourrait devenir un axe central des politiques futures, notamment à travers le partage d’expériences en urbanisme, gestion de l’eau et production d’énergie solaire.