Stade Larbi Zaouli à Casablanca
Le football africain réserve toujours des scénarios inattendus. L’un des derniers en date vient du petit État de Djibouti, qui a décidé de délocaliser son match face à l’Égypte à Casablanca. Le stade Larbi Zaouli accueillera ainsi, début octobre, une affiche de la neuvième journée des éliminatoires africains pour la Coupe du monde 2026. Une décision qui illustre les réalités logistiques et politiques du sport continental, où l’organisation pèse parfois autant que le jeu sur le terrain.
Un choix contraint mais stratégique
Initialement, la Fédération djiboutienne souhaitait recevoir les Pharaons sur son propre sol. Mais l’absence de temps suffisant pour que les experts de la CAF valident l’infrastructure a poussé à un revirement. Casablanca s’est imposée comme alternative crédible, grâce à ses installations reconnues et à son expérience dans l’accueil d’événements sportifs internationaux. Le stade Larbi Zaouli, ancré dans le tissu urbain de la capitale économique marocaine, devient ainsi le théâtre d’un duel aux enjeux considérables.
L’attente se prolonge pour la Somalie
Parallèlement, l’incertitude demeure pour la Somalie, toujours en retard dans la désignation du stade où elle affrontera l’Algérie. Les rumeurs font état d’une organisation possible à Alger, mais aucune confirmation officielle n’a encore été donnée. Ce flou reflète les difficultés structurelles de certaines fédérations africaines à garantir des conditions conformes aux standards internationaux, ce qui, inévitablement, impacte la préparation des équipes et la crédibilité des compétitions.
Une course à la qualification sous tension
Ces rencontres s’inscrivent dans la neuvième journée des éliminatoires, alors que la pression monte pour les favoris. L’Égypte, frustrée par un nul décevant face au Burkina Faso, aborde cette étape avec l’obligation de prendre trois points afin de sécuriser sa qualification. L’Algérie, également absente du dernier Mondial au Qatar, nourrit la même urgence : redonner à son football une visibilité mondiale en 2026, aux côtés des mastodontes africains que sont le Maroc et le Sénégal.
La date butoir de la CAF
La Confédération africaine de football a fixé au 22 septembre la date limite pour que les fédérations désignent leurs stades. Cette échéance met la pression sur des pays où l’infrastructure ne suit pas toujours les ambitions sportives. Chaque retard, chaque approximation, fragilise l’image des qualifications africaines, alors même que le continent bénéficie désormais d’un nombre élargi de places pour la phase finale du Mondial.
Un symbole pour Casablanca
L’accueil de Djibouti face à l’Égypte conforte Casablanca dans son rôle de plateforme sportive régionale. La ville, déjà candidate régulière à l’organisation de grandes compétitions, profite de sa logistique et de son expertise pour s’affirmer comme un point d’ancrage incontournable en Afrique du Nord. Pour le public marocain, il s’agit d’une opportunité supplémentaire de voir évoluer une équipe phare du continent et d’affirmer la vocation internationale de ses infrastructures.
Conclusion
Au-delà du simple déplacement d’un match, la décision de Djibouti souligne un paradoxe persistant : l’Afrique du football progresse en talent et en résultats, mais ses structures peinent encore à suivre le rythme. Dans ce contexte, Casablanca offre une solution et une vitrine. Reste à savoir si, sur le terrain, les Pharaons confirmeront leur statut de favoris, ou si Djibouti saura transformer cette délocalisation en atout psychologique.