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Les dimensions juridiques de la dernière résolution du Conseil de sécurité sur l’avenir du Sahara

02 novembre 2025 - 07:59
Dr. Taoufiq Jazoulit

Les dimensions juridiques de la dernière résolution du Conseil de sécurité sur l’avenir du Sahara occidental reposent sur la référence légale et les effets de son contenu.

Dans une décision historique, les Nations unies appellent à des négociations directes sur la base du projet d’autonomie présenté par le Maroc à l’ONU en 2007, soulignant sa sérieux et sa crédibilité comme cadre unique pour le règlement du différend régional.

Le contenu juridique de la nouvelle résolution constitue un précédent en s’appuyant sur le chapitre VI de la Charte des Nations Unies (règlement pacifique des différends) et non sur le chapitre VII, ce qui signifie que la résolution est politiquement contraignante en tant que référence de négociation.
Dans le même contexte, le texte reconnaît que l’autonomie est une solution sérieuse, réaliste et applicable, et la décrit comme la base de la négociation, non comme une simple proposition parmi d’autres.

La conséquence juridique se manifeste dans le fait que le Conseil de sécurité a redéfini le concept de droit à l’autodétermination à partir du nouveau droit international, pour qu’il devienne un exercice interne dans le cadre de la souveraineté marocaine, à travers l’application de l’autonomie, au lieu d’être une option externe de séparation.

Les effets juridiques et géopolitiques de la résolution se manifestent dans la définition d’une nouvelle référence : des négociations onusiennes fondées sur l’initiative d’autonomie en tant que référence internationale, affaiblissant, voire mettant fin, à la revendication d’indépendance.

Le Royaume du Maroc est considéré comme la partie concernée et principale dans la solution, tandis que le Front Polisario est traité comme partie participante, et non comme représentant exclusif du peuple sahraoui. Quant à l’Algérie, qui a été et demeure le principal soutien militaire et diplomatique du Front Polisario, son rôle, d’après le contenu de la résolution onusienne, ne dépasse pas celui d’un État voisin, et cela constitue en soi un tournant juridique d’une grande importance.

Une lecture attentive du contenu de la résolution révèle une reconnaissance implicite de la souveraineté marocaine, car elle mentionne l’autonomie sous souveraineté marocaine. Dans le texte, cela signifie une reconnaissance implicite de la marocanité du territoire du point de vue factuel (reconnaissance de facto).

La nouvelle résolution onusienne de 2025 représente donc un développement qualitatif dans la doctrine du droit international concernant les conflits liés à l’autodétermination. Elle consacre une approche fondée sur le réalisme juridique plutôt que sur une méthode étroite et rigide du droit.
Ainsi, le Conseil de sécurité a transformé le projet d’autonomie, d’une initiative marocaine, en référence juridique internationale pour le règlement du différend, ce qui constitue une victoire diplomatique et juridique pour le Maroc au sein de l’Organisation des Nations Unies.

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