Le groupe parlementaire du Parti Authenticité et Modernité (PAM) a souligné, lundi, lors de la séance plénière à la Chambre des représentants, la centralité du développement et de l’investissement dans les provinces du Sud, dans un contexte symbolique : celui du cinquantenaire de la Marche verte, événement fondateur de la cohésion entre le Trône et le peuple marocain.
Cette commémoration coïncide avec une évolution diplomatique majeure : l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2797, en date du 31 octobre 2025, qui consacre l’Initiative marocaine d’autonomie comme le cadre politique le plus crédible et le plus pragmatique pour la résolution du différend autour du Sahara marocain. À cette décision cruciale s’ajoute le discours historique du Souverain, dans lequel il institue le 31 octobre comme Journée nationale de l’unité, marquant ainsi un tournant institutionnel dans la consolidation de la souveraineté nationale.
Selon le PAM, l’adhésion croissante de la communauté internationale à la proposition marocaine traduit une vision royale claire, fondée sur la primauté du développement sur le conflit, du progrès humain sur la logique d’affrontement, et de la paix sur les postures de rupture. Le Maroc, souligne le groupe, a toujours défendu une solution réaliste et consensuelle : une autonomie sous pleine souveraineté, garantissant à chacun une place dans un projet d’avenir partagé.
Sur le plan économique, les représentants du PAM ont mis en avant la réussite du Nouveau modèle de développement des provinces du Sud, lancé en 2015 par Sa Majesté le Roi. Ce programme stratégique, doté de 87,5 milliards de dirhams, a permis une transformation structurelle des territoires sahariens. En dix ans, le produit intérieur brut régional a été multiplié par quatre, passant de 16,7 milliards de dirhams en 2004 à plus de 70 milliards, grâce à des investissements dans les infrastructures, l’énergie et les services.
Le groupe parlementaire a également salué les projets d’envergure tels que le gazoduc Nigeria–Maroc, symbole de la vocation africaine du Royaume et de sa stratégie d’intégration énergétique entre le Nord et le Sud du continent. Cette politique, qui relie la croissance territoriale à la coopération régionale, fait du Maroc un pôle d’équilibre et de stabilité.
Dans une perspective de gouvernance, le PAM appelle à renforcer la régionalisation avancée en instaurant une politique territoriale intégrée, axée sur la planification anticipée, la décentralisation des décisions et la participation effective de tous les acteurs : élus, société civile, universités et secteur privé. Il plaide pour une réforme des mécanismes de financement afin d’accroître l’autonomie budgétaire des régions et leur capacité d’initiative.
L’activation du Fonds de solidarité interrégional apparaît, selon le parti, comme un levier essentiel pour réduire les disparités et assurer une répartition équitable des opportunités de développement. Cette approche, estime-t-il, doit allier efficacité économique, équité sociale et durabilité environnementale, afin de préserver les ressources naturelles et d’assurer la cohérence entre croissance et justice territoriale.
Enfin, le PAM réitère son soutien à la main tendue du Maroc envers ses voisins et à l’appel royal en faveur d’une réconciliation maghrébine fondée sur la coopération et le développement commun. Le parti souligne que la consolidation du projet d’autonomie n’est pas uniquement un aboutissement territorial ; elle incarne une vision politique et civilisationnelle : celle d’un Maroc uni, souverain et ouvert sur son environnement africain et euro-méditerranéen.